Auteur : Maximilian Voß ; Photos : Katharina Junge ; Laura Clayborn

Hamburg, 24.01.2017

decoration / Dekoration

Le commandant de la Führungsakademie de la Bundeswehr accueille les nombreux invités

decoration / Dekoration

M. et Mme Warburg et Mme Aydan Özoguz, ministre d'État, dans une ambiance conviviale à la réception du Nouvel An

decoration / Dekoration

Katharina Fegebank, adjointe au maire de Hambourg, représente le parlement hambourgeois

decoration / Dekoration

La THW (agence fédérale de secours technique) représentée par Armin Hitzemann était également présente

decoration / Dekoration

Le capitaine de vaisseau Michael Setzer accueille les quelques 500 invités dans la salle Scharnhorst

decoration / Dekoration

La coopération entre les divers organismes est aussi essentielle à l’avenir

decoration / Dekoration

Encadrement musical : Le groupe « Die Anker », étudiants de l'université militaire Helmut-Schmidt

decoration / Dekoration

Les chefs des cinq grands organismes de la Bundeswehr à Hambourg autour de la maire adjointe de Hambourg. De gauche à droite : Regierungsdirektor Jülf Draheim (BwDLZ Hamburg), capitaine de vaisseau Michael Setzer (Landeskommando Hambourg), vice-amiral Carsten Stawitzki (Führungsakademie de la Bundeswehr), Katharina Fegebank (maire adjointe), Prof. Dr. Wilfried Seidel (Université militaire Helmut-Schmidt), MGA Dr. Joachim Hoitz (hôpital militaire)

« Les changements ont bien souvent besoin d'une impulsion externe ». Lors de la réception donnée dans les salles de la Führungsakademie de la Bundeswehr à Blankenese, le commandant vice-amiral Stawitzki a choisi l'exemple historique du modernisateur et réformateur de l'armée de terre et l'a placé au centre de ses réflexions. Scharnhorst a saisi la césure provoquée par les événements mondiaux pour amorcer des réformes. Le monde a changé, la Führungsakademie doit plus que jamais s'adapter à ces évolutions afin d'optimiser la préparation de ses futurs cadres à leurs missions. L'importance croissante de la Führungsakademie se reflète aussi dans le changement de son rattachement organique : A partir de maintenant, la Führungsakademie est subordonnée au chef d'état-major des armées.

Formation moderne

La formation initiale, la formation continue et le perfectionnement vont être réorganisés en profondeur. « Le principe décisif est que nous devons tout d'abord comprendre la portée politique d'un monde toujours plus complexe avant de pouvoir en tirer des conséquences sur l'engagement des forces militaires », déclare le vice-amiral. Celui-ci s'est fixé pour objectif de mettre en œuvre ce principe à la Führungsakademie ; en effet, il est important pour lui de toujours remettre en question la formation afin qu'elle reste moderne.

Les cadres de demain

 « Nos questionnements sur la situation sont sans complaisance et penser l'impensable est permis », explique-t-il. « Le chef militaire de demain est confronté aux défis de l'avenir. C'est pourquoi nous devons lui enseigner des connaissances méthodologiques et transmettre des compétences opérationnelles », ajoute-t-il. Afin de le préparer au mieux à sa future mission et lui permettre une plus large flexibilité au niveau de la pensée, l'ensemble des programmes de formations initiale et continue va être remanié. « Notre monde qui évolue à un rythme accéléré exige de nos militaires dès les premières années un fort tribut », précise le vice-amiral. « Il n'existe pas de schéma préfabriqué pour les futurs enjeux sécuritaires. C'est pourquoi les cadres de demain doivent être capables d'identifier à temps les tendances et d'envisager des scénarios possibles. »

De grandes exigences

« Les soixante dernières années, la Führungsakademie a toujours su faire face aux défis générés par le développement de l'enseignement et s'élever dans la cour des grands. Elle y a sans aucun doute sa place et doit la conserver », argue le vice-amiral Stawitzki. Pour lui, l'avenir de la Führungsakademie passe « par une méthodologie et une didactique ainsi qu'un programme d'enseignement constamment adaptés aux besoins actuels grâce à une formation reconnue à l'échelle internationale et synonyme d'avenir en action conjointe avec d'autres services et instituts scientifiques. »

Facteur humain

« C'est une grande joie pour moi de pouvoir participer au remaniement de la formation à la Führungsakademie », raconte le commandant. Il sait bien que ce projet n'aboutira qu'avec le « travail d'équipe de toutes les personnes remarquables ici présentes à la Führungsakademie ». Il tient à les remercier toutes pour tout ce qui a déjà été réalisé et porte un regard optimiste sur les prochains mois. Il souligne ce qui unit et souhaite la bienvenue aux invités à cette réception qu'ils nomment « des amis de la Bundeswehr ». « Car cette année, ce qui est particulièrement important est ce qui nous unit, notre vision commune et nos efforts conjugués. »

De nombreux invités

La réception du Nouvel An de la Bundeswehr est chaque année l'occasion de passer en revue l'année qui vient de s'achever. Au nom des 18 organismes de la Bundeswehr présents dans la ville hanséatique, le capitaine de vaisseau Michael Setzer, à la tête du commandement du Land Hambourg, major de garnison et parrain de cette réception annuelle, souhaite la bienvenue aux nombreux invités d'institutions politiques, des pouvoirs publics et de la société civile.

L'armée sollicitée à Hambourg

« L'année passée a été riche en événements et en défis à relever », précise-t-il d'emblée. Jusque dans les derniers mois, l'aide aux réfugiés de la Bundeswehr n'a pas été sans laisser de traces sur les organismes de la Ville hanséatique. « En effet, dans le cadre de la coopération civilo-militaire, nos quelques 5800 militaires ont apporté leur aide aux services de secours, soutenant ainsi les services publics et organisations de Hambourg », résume le capitaine de vaisseau Setzer.

Intégration comme chance

Un engagement qui porte ses fruits. Entre-temps, les premières installations mises à disposition et servant temporairement d'hébergement ont été remises à leurs utilisateurs d'origine. « Mais nos efforts en matière d'intégration doivent se poursuivre ! », rappelle-t-il. Le capitaine de vaisseau Setzer voit en effet dans l'immigration contrôlée « une chance pour notre pays » qu'il ne faut pas laisser passer. Des paroles qui se font entendre non seulement auprès de Mme Aydan Özoguz. En effet, la ministre d'État auprès de la chancelière fédérale et commissaire auprès du gouvernement fédéral en matière de migration, réfugiés et intégration est une des nombreuses personnes de marque invitées à cette réception.

Pour la paix

Un autre événement majeur a exigé aussi la présence de l'armée à Hambourg. Lors du Conseil ministériel de l'OSCE en décembre, la Bundeswehr a apporté un soutien technique dans le cadre de ce sommet. Le capitaine de vaisseau Setzer sait très bien que « la paix n'est pas une chose qui va de soi ». « La paix est synonyme de travail, et pas seulement pour nous, l'armée ». Il met l'accent sur l'importance de l'OSCE en tant que plate-forme facilitant les discussions interétatiques. « Des dialogues qui ne doivent pas s'interrompre », exhorte-t-il.

Le partenariat reste indispensable

« La modernisation et le changement sont les thèmes de la nouvelle année », déclare le capitaine de vaisseau Setzer en se projetant dans l'avenir. Les développements de la situation sécuritaire rendent nécessaires une réorientation stratégique des forces armées ainsi que le rééquilibrage entre la défense de l'Allemagne et celle de l'Alliance. « En effet, l'Allemagne sera, à l'avenir, de plus en plus impliquée dans la gestion de crises », en conclut-il. Après une longue période de rationalisation, le changement de tendance dans le domaine des ressources humaines, des matériels et des moyens financiers constitue le fondement pour assumer cette mission. Il est d'avis que d'autres éléments importants tels que la coopération entre les organismes, l'engagement des réservistes et de partenaires civils constituent des composants essentiels. « A tous, j'exprime mes plus vifs remerciements. Ils doivent savoir que nous restons à leurs côtés comme partenaire », conclut le commandant du Landeskommando.

Montrer le bon exemple

Le groupe A-capella « Die Anker » de l'Université militaire Helmut-Schmidt assure, avec sa musique vitaminée, le programme musical tout au long de cette réception. Le vice-amiral Stawitzki fait ainsi une comparaison pertinente en précisant que « le choix de ce groupe symbolise le lien étroit entre les organismes de formation de la Bundeswehr situés à l'Est et à l'Ouest de Hambourg ». Et ce n'est pas le seul exemple de cette journée et de ce travail coopératif entre les organismes à démontrer ce qui unit.