Alumni

La Führungsakademie a créé un réseau des anciens stagiaires qui, pendant leur stage, ont noué des contacts étroits et qui pourront ainsi rester en contact après la fin du stage et lorsqu'ils sont rentrés dans leur pays respectif.

Transférer à Alumni

Mastère: MFIS

En coopération avec l'Université Helmut-Schmidt, les stagiaires de la Führungsakademie de la Bundeswehr peuvent désormais préparer un mastère reconnu au niveau international:

„Militärische Führung und Internationale Sicherheit“

Dialogue

La Führungsakademie de la Bundeswehr invite régulièrement des experts internationaux à s’exprimer

Infos sur la FüAkBw

Passation de relais à la direction Formation

Autor: Eggo Rettmer; Fotos: Lene Bartel

Hambourg, le 27.09.2018

Le général de division Oliver Kohl passe le commandement de la direction Formation

Le contre-amiral Karsten Schneider fait le bilan des six années passées à la Führungsakademie

Le général de brigade Boris Nannt souhaite la bienvenue au colonel Holger Neumann

Le colonel Holger Neumann et sa famille lors de la réception

 

 

 

 

 

« C’est avec plaisir que je vous confie nos futurs cadres » Tels sont les mots d’accueil du commandant de la Führungsakademie, le général de division Oliver Kohl, adressés au nouveau directeur de la formation, le colonel Holger Neumann. Dans le cadre d’une cérémonie de passation, le général Kohl a remercié chaleureusement l’actuel directeur de la formation, le contre-amiral Karsten Schneider, et confié cette fonction au colonel Neumann.

« A Hambourg on dit Tschüss »

Par un vent fort, l’amiral Schneider fait ses adieux à la Führungsakademie en présence d’environ 250 militaires et 100 invités civils. Depuis 2012, il a contribué de manière décisive à l’organisation de la formation dispensée à la Führungsakademie. « Un tiers des officiers supérieurs actuellement en service dans la Bundeswehr a suivi une formation, une formation continue ou un perfectionnement sous l’amiral Schneider », a constaté le Général Kohl.

« Cela veut dire Au revoir »

Depuis 60 ans, la Führungsakademie de la Bundeswehr prépare ses cadres supérieurs militaires à des fonctions exigeantes au sein des forces armées, de l’OTAN, de l’Union européenne et des Nations Unies. La Führungsakademie a pour mission centrale d’assurer la formation initiale, la formation continue et le perfectionnement d’officiers expérimentés allemands et étrangers.

Formation en évolution

« L’officier breveté d’état-major décide de l'action. Mais cela signifie aussi qu’il lui revient de chercher la faute d’abord chez lui lorsque quelque chose ne fonctionne pas. » Selon le Général Kohl, l’officier breveté d’état-major ne doit jamais perdre de vue l’ensemble : « Vous devez afficher une grande sérénité afin de gagner de la confiance et pouvoir commander, » a été son message concernant la deuxième déclaration.

En 2016, la Führungsakademie s’est vue confier une nouvelle mission élargie. L’Amiral Schneider l’a résumée par ces mots : « Le développement de véritables chefs a la priorité sur la seule transmission de connaissances. » Et il poursuit : « Nous avons organisé l’expertise des enseignants et des apprenants dans un laboratoire d’idées (le German Institute for Defence and Strategic Studies /GIDS) au profit des forces armées allemandes et de ses dirigeants politiques. »

Façonner les changements dans un cadre commun

Cette nouvelle mission implique une modification profonde de la Führungsakademie. A l’avenir, le nouveau directeur de la formation, le colonel BEM Neumann, se chargera de cette évolution en coopération avec le directeur Stratégie et facultés, le général de brigade Boris Nannt. « Avec notre formation, nous assumons en commun la responsabilité pour que nos militaires acquièrent la maîtrise de notre métier », souligne le général de division Kohl.

Le général de brigade Boris Nannt, directeur Stratégie et facultés, connaît le colonel Neumann depuis longtemps et lui souhaite la bienvenue. « Je me réjouis de notre collaboration. Il est important que le développement de nos deux directions soit harmonisé afin que la formation progresse et évolue. »

Dans une ville pleine de beaux souvenirs

Le colonel Neumann a connu la Führungsakademie et découvert Hambourg il y a à peu près 20 ans - et il en est tombé amoureux ! De 2001 à 2003, il a suivi la 46e promotion du stage national supérieur d'état-major. « Pendant ce stage, j’ai fait la connaissance de ma femme à Hambourg » affirme-t-il. Depuis quelques années, il vit avec elle et leurs deux enfants à Berlin.
Après plusieurs affectations, entre autres à Bonn et à Berlin, il a été commandant de la 74e escadre aérienne tactique à Neubourg sur le Danube. Sa dernière fonction a été celle de porte-parole du ministère fédéral de la Défense à Berlin. « Je peux m’appuyer sur mes expériences variées acquises dans la troupe et dans le travail politique et ministériel et je voudrais en faire profiter les futurs officiers brevetés d’état-major. »

 

 

 

 

Dernières nouvelles

Départ avec les honneurs devant 400 soldats

Ehrwürdiger Abschied vor über 400 Soldaten

Rédactrice : Christiane Rodenbücher ; photos : Katharina Roggmann 

Hambourg, 09.05.2018

Marche du détachement d'honneur

Amiral Stawitzki adresse tous ses remerciements aux personnels de la Führungsakademie

Le drapeau de corps en marche pour la passation de commandement

Le drapeau de corps est dans de nouvelles mains

Le vice-amiral Stawitzki, commandant sortant

Le général de brigade Oliver Martin Kohl prend le commandement

Le vice-amiral d'escadre Rühle donne le commandement au nouveau commandant de la Führungsakademie

Un départ avec les honneurs après presque deux années de service à la Führungsakademie : C'est sous un soleil radieux que quelque 400 soldats venus de toute l'Allemagne et des nations partenaires d'Europe les plus proches ainsi que des collaborateurs civils se sont rassemblés ce 9 mai 2018 à la Caserne Clausewitz pour dire au revoir au vice-amiral Carsten Stawitzki. Les mois passés ont été une période mouvementée, marqué par un engagement hors-pair et l'émergence de nombreuses initiatives. Dans le cadre du « nouveau développement de la Führungsakademie », l'amiral Stawitzki a fait bouger beaucoup de choses.

De nombreux invités à Hambourg

C'est désormais le général de brigade Oliver Kohl qui prend le commandement de la Führungsakademie après le départ de l'amiral Stawitzki. 400 invités militaires et civils issus de l'économie, de la politique, des sciences et de la société étaient présents à cette cérémonie. Le vice-amiral d'escadre Rühle, chef d’état-major adjoint de la Bundeswehr, a passé le commandement au général Kohl. C'est la première fois qu'une telle cérémonie de passation de commandement est organisée depuis que la Führungsakademie est directement subordonnée au chef d'état-major de la Bundeswehr.

Des progrès considérables

Dans les plus de 60 ans d'histoire de la Bundeswehr et dans les plus de 25 ans de « l'armée de l'unité », la Führungsakademie s'impose comme une composante incontournable de l'histoire de nos forces armées ; à ce propos, l'amiral Rühle a adressé ses plus vifs remerciements aux militaires et civils de plusieurs générations.
L'amiral Rühle s'est ensuite adressé au commandant sortant, le vice-amiral Stawitzki. Il a parlé de « l'ampleur de ses tâches accomplies » : réforme du stage élémentaire d'état-major, restructuration du stage national supérieur d'état-major, intégration de plus de personnels d'encadrement dans la formation, auxquelles s'ajoutent 70 cadres dirigeants de la Bundeswehr en tout qui, rien que pour 2017, ont donné une conférence à la Führungsakademie.

Autres étapes envisagées

La liste des domaines d'activités et des tâches déjà accomplies peut être encore allongée. Le Centre de compétence Formation et commandement a été créé. Sur la base de l'accord de coopération appelé « Common Campus », la première pierre d'une coopération étroite entre la Führungsakademie, le Centre de formation de la Bundeswehr et le Centre de formation morale et civique a été posée. Les fondaments sont jetés, faisant ainsi de la Führungsakademie un groupe de réflexion.

Initiatives de l'amiral Stawitzki

 « En étroite coopération avec l'Université militaire Helmut-Schmidt, c'est vous qui avez posé les jalons pour que soient coordonnés, dans une gestion systématique des connaissances, l'enseignement, les mémoires de stage ainsi que les mémoires de master de la nouvelle filière de formation “Commandement militaire et sécurité internationale”. » Pour l'amiral Rühle, ceci représente un volet particulièrement remarquable du paquet global Développement. La Führungsakademie en tant que groupe de réflexion va contribuer à l'amélioration de la capacité stratégique des forces armées allemandes. « Il s'agit maintenant de persévérer avec circonspection et détermination sur le chemin engagé afin de pouvoir affronter les futurs enjeux en possession des moyens adéquats. »

Une tâche de taille : le développement

« Pour ce travail de titan “Développement de la Führungsakademie”, c'était un excellent début depuis fin 2016 et les résultats obtenus ont été plus nombreux que prévu dans ce laps de temps si court  » a déclaré Joachim Rühle avec reconnaissance. « Amiral Stawitzki, vous vous êtes toujours engagé de tout votre coeur et avec votre esprit pour la Führungsakademie. Ceci est tout à votre honneur ; vous avez ainsi conquis l'estime toute particulière de vos camarades de route et de vos supérieurs hiérarchiques, mais encore plus le respect, la prompte adhésion et la sympathie des personnes dont vous aviez la responsabilité - en d'autres termes la plus belle récompense qu'un commandant interarmes et supérieur puisse avoir. »

Remerciements à la troupe

Dans les derniers moments de son affectation en tant que commandant à Hambourg, l'amiral Stawitzki s'est adressé une dernière fois à ses soldats rassemblés. « C'est vous, chers camarades, qui structurez le présent grâce à la meilleure formation dispensée par nos personnels d'encadrement de très haut niveau. » Vous êtes ce à quoi nous tenons le plus. Vous êtes l'avenir de la Bundeswehr », a-t-il remercié plein d'estime à l'égard de tous les militaires et collaborateurs. « Le passé – le présent – l'avenir : La Führungsakademie est une entité unique  », ajoute l'amiral Stawitzki. « Nous dispensons une formation de haut niveau - et ceci depuis plus de 60 années. » Ensuite, l'amiral Rühle a délié le commandant Stawitzki de ses fonctions à Hambourg. Depuis le 1er avril, Carsten Stawitzki a déjà pris ses nouvelles fonctions au ministère fédéral de la Défense en tant que directeur général Équipements.

Pragmatisme et orientation stratégique

De l'avis de l'amiral Rühle, le successeur à la tête de la Führungsakademie, le général de brigade Oliver Kohl, est une personnalité remarquable. « Avec les connaissances et l'expérience que vous avez acquises dans vos affectations précédentes, notamment dans le domaine de la formation militaire et surtout au cours de votre dernière affectation en tant que commandant de brigade et directeur du groupe de travail “Formation morale et civique aujourd'hui”, vous incarnez ce juste milieu entre pragmatisme et orientation stratégique, entre expérience au sein de la troupe et travail dans les ministères », a déclaré l'amiral Rühle en accueillant le nouveau commandant. Grâce à ces excellents acquis, l'amiral Rühle voit sous de bons auspices ses capacités à résoudre les tâches qui l'attendent. « Les prochaines sur l'agenda concernent l'élargissement de l'orientation sur les compétences à l'ensemble du programme d'enseignement, la consolidation du groupe de réflexion et la continuation de la mise en réseau au niveau national et international. Il faut encore y ajouter la coopération avec le Centre de formation et le Centre de formation morale et civique. De même, les bons résultats engrangés dans le développement de l'enseignement ou du volume des heures enseignées doivent être consolidés, a-t-il expliqué.

 

 

 

Préparation optimale pour demain

Le commandement de l'École supérieure interarmées de guerre passe ainsi d'un officier de la marine à un officier de l'armée de terre. Le général de brigade Kohl qui, dans son affectation précédente, était commandant de la 41e brigade d'infanterie mécanisée à Neubrandenburg, se réjouit de ses futures missions. « Je souhaite apporter ma contribution et voir des dirigeants militaires quitter notre École de guerre équipés au mieux pour affronter tous les défis - et ceci sur une base intemporelle que le troisième commandant de la Führungsakademie et futur chef d'état-major de la Bundeswehr, Ulrich de Maizière, avait défini dès 1964 en ces termes pertinents : caractère intègre, solides connaissances militaires et culture générale étendue ! »

Vivier des cadres de haut niveau

La Führungsakademie de la Bundeswehr en tant qu'Alma Mater de tous les officiers supérieurs pose les jalons d'une formation initiale, d'une formation continue et d'un perfectionnement solides et modernes, destinés aux officiers supérieurs allemands dans le cadre d'un apprentissage tout au long de la vie. Le paysage modulaire, le stage élémentaire d'état-major, le stage national supérieur d'état-major ou encore le « Capstone Course » sont autant de plates-formes pour évoluer dans son métier et optimiser son profil individuel. Les personnels de la Führungsakademie fournissent un travail hautement performant notamment dans l'enseignement, mais aussi dans la planification. Ce travail profite finalement aux trois armées et à tous les éléments organisationnels, ce qui prouve qu'une coopération performante tant au niveau national qu'international est la condition fondamentale d'une action réussie.

 

Politique de sécurité : Voix de parlementaires

Politique de sécurité : Voix de parlementaires

Rédacteur : Markus Levy ; photos : Katharina Roggmann / Torsten Kraatz / Laura Clayborn

Hambourg, 09.04.2018

Roderich Kiesewetter s'inscrit dans le livre d'hôtes de la Führungsakademie de la Bundeswehr

Johannes Kahrs a exposé la vision du parlement sur la politique d'armement

Le vice-amiral Carsten Stawitzki accueille les intervenants

 Dietmar Nietan parle de la coopération germano-polonaise

Les officiers du stage national supérieur d'EM suivent avec intérêt les discours des députés du Bundestag

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils viennent souvent à Hambourg donner des conférences à la Führungsakademie de la Bundeswehr. Dans le cadre des cours sur la « Politique de sécurité et Stratégie » du Stage national supérieur d'EM (LGAN) 2017, la Führungsakademie invite des conférenciers de renom issus de la sphère politique, militaire et scientifique. Leur discours s'adressent aux futurs cadres militaires et ils répondent ensuite aux questions pointues des stagiaires. Pour le thème de la « Politique de sécurité et Politique étrangère de l'Allemagne », les conférenciers étaient entre autres les députés du Bundestag, M. Dietmar Nietan (SPD) et M. Roderich Kiesewetter (CDU), venus expressément à Hambourg pour ces conférences et pour discuter ensuite avec les officiers du LGAN. Cette série d'interventions sur la politique d'armement s'est achevée par un discours de M. Johannes Kahrs (SPD).

Expériences personnelles pour se forger une opinion

Les députés affichent, en règle générale, de nombreuses années d'expérience sur l'échiquier politique de Berlin et sont également impliqués dans des activités de bénévolat dans des fondations et des associations de la société civile. L'assise de leur ferme position politique est pour eux le résultat d'observations faites sur le terrain ; ces dernières constituent le point de départ réaliste de leurs actions politiques. Les députés se sont ainsi appuyés sur leurs expériences personnelles pour étayer leurs discours qui ont suscité des discussions hautement intéressantes.

Coopération germano-polonaise

M. Nietan, eurodéputé et expert des questions polonaises, s'est penché sur les enjeux actuels depuis que la Pologne a un gouvernement national-conservateur. M. Nietan, également président du directoire de l'association germano-polonaise « Deutsch-Polnische Gesellschaft Bundesverband e.V. », avait déjà auparavant exposé aux auditeurs le contexte historique et géostratégique, essentiel pour appréhender la nouvelle image de la Pologne d'aujourd'hui et sa politique internationale.

La souveraineté trouve une assise

A son avis, il y voit ici l'origine de la perception des États-Unis comme allié principal et seul garant de la sécurité, bien avant même les partenaires européens, et du scepticisme tangible quant à une poursuite de l'intégration européenne. La conséquence, explique M. Nietan, est l'importance particulière accordée au principe de souveraineté comme élément principal de la pensée politique du parti « droit et justice » qui renforce encore cette idée. Mais il s'est explicitement opposé à toute tendance visant à couper court à toutes discussions plus âpres. Il ajoute que les développements en Pologne devraient être accompagnés à différents niveaux dans un contexte de politique intelligente afin de donner une orientation constructive aux relations entre l'Allemagne et son grand voisin à l'Est même si les conditions cadre ont changé.

Politique de sécurité et politique étrangère

Le député Roderich Kiesewetter, ancien colonel BEM qui avait reçu le Prix du Général Heusinger, a évalué le lendemain les conditions cadres difficiles de la politique de sécurité et de la politique étrangère actuelles et futures puis a donné quelques aperçus des mécanismes complexes de recherche de consensus dans le paysage politique allemand. Le colonel Kiesewetter a également signalé que des conditions toujours plus complexes influencent visiblement la participation du parlement aux relations extérieures allemandes puis il s'est arrêté sur le rôle de l'Allemagne en tant que partenaire fiable au sein de ses principaux systèmes d'alliance. Il précise que le contrat de coalition a mis en exergue les éléments idoines et a montré la prise de conscience progressive dans le paysage politique allemand.

Financement des forces armées

Le colonel Kiesewetter avance qu'il convient d'une part de poursuivre un financement durable et en légère augmentation de l'armée ou d'instaurer un débat ciblé sur la politique de sécurité. Mais il faudrait aussi que l'Allemagne renforce systématiquement sa capacité d'assumer des tâches au sein d'une alliance et qu'elle s'impose comme un partenaire fiable. Ce point était un parmi tant d'autres que les stagiaires ont choisi de débattre dans la discussion qui a suivi. A la question posée de citer les « devoirs » qui attendent la politique allemande dans un avenir proche, le colonel Kiesewetter a répondu que la « comprehensive approach » suffisamment connue de l'action sécuritaire devrait être déjà inscrite à l'ordre du jour parlementaire. Il ajoute que les solutions doivent être l'aboutissement de réflexions à l'échelle interministérielle, notamment dans le cadre d'un large débat stratégique récurrent.

Accéder à la 2e partie

 

 

Le conflit de la Corée du Nord

Les 13e débats de Hambourg : Le conflit de la Corée du Nord

Rédacteurs : Verena Hoffmann & Jonathan Scheffler ; photos : Katharina Roggmann n

Hambourg, 14/03/2018

Le contre-amiral Schneider ouvre les Débats de Hambourg

Un auditoire intéressé et la salle Gneisenau comble

Prof. Michael Staack parle des quatre dimensions du conflit de la Corée du Nord et de leurs imbrications

Discussion en table ronde animée par Jörn Thießen/p>

 Le général de division (ER) Gerber

Échanges après les débats (de gauche à droite : Jörn Thießen et Werner Sonne)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour la treizième fois maintenant, des représentants de haut rang de la région de Hambourg se sont rencontrés pour échanger des vues stratégiques avec les cadres de la Führungsakademie et de nombreux auditeurs civils. Cette année, le conflit de la Corée du Nord était au centre du dialogue stratégique et portait sur les origines, les intérêts et les stratégies de solutions potentielles de ce conflit. Le contre-amiral Schneider, commandant en second à la Führungsakademie, a accueilli ce soir-là dans l'amphithéâtre du Centre Manfred-Wörner de la Führungsakademie le Professeur Michael Staack, politologue à l'université militaire Helmut-Schmidt, Werner Sonne, journaliste allemand, écrivain et ancien correspondant de la première chaîne de télévision ARD, ainsi que le général de division (ER) Urs Gerber, de 2012 à 2017 chef de la délégation des officiers suisses de la « Neutral Nations Supervisory Commission » (NNSC) sur la ligne de démarcation coréenne.

Le monde est en passe de basculer

C'est en ces termes que le commandant en second de la Führungsakademie s'est adressé aux 300 auditeurs attentifs réunis dans l'amphithéâtre comble du Centre Manfred-Wörner. Le grand intérêt porté par l'auditoire tant civil que militaire à ce thème de la soirée montre clairement que la société allemande est consciente du potentiel de menace qui pourrait s'étendre de la Corée du Nord à l'Allemagne et à l'Europe aussi. Quel rôle joue ici l'Allemagne par-delà l'expérience commune de la division d'un pays, eu égard aux différents intérêts des grandes puissances - les États-Unis, la Russie, la Chine - et mis à part les États concernés, la Corée du Nord et la Corée du Sud, tel a été le sujet de l'intervention du Prof. Michael Staack qui a suivi et qui a donné lieu à une discussion en table ronde et des réponses-questions des auditeurs.

Garder la tête froide, planifier et agir avec détermination

Dans sa fonction d'expert pour la sécurité coopérative et en tant qu'ancien membre du Groupe de conseillers allemands chargés des questions de réunification pour la Corée du Sud, le Prof. Staack a expliqué quelles étaient les quatre dimensions du conflit de la Corée du Nord et leurs imbrications. Dans un premier temps, il a exposé comment le potentiel de menace par l'arme nucléaire nord-coréenne pouvait impacté l'ordre international puis il a expliqué quelles étaient les lignes de confrontation non seulement rhétoriques entre la Corée du Nord et les États-Unis pour en venir ensuite au conflit hégémonique entre les États-Unis et la Chine. En dernier point, il a expliqué le conflit entre les deux États coréens séparés. Qui stigmatise le détenteur du pouvoir nord-coréen Kim Jong Un de «Little rocket man» imprévisible se trompe quant à sa politique de sécurité fondée sur un raisonnement directif, affirme le Prof. Staack. « Ce pays isolé est quand même parvenu à se doter de connaissances hautement stratégiques et à s'imposer en 2013 aux yeux du monde comme un agresseur à prendre au sérieux. Grâce à son programme nucléaire ambitieux, Kim Jong Un a assuré la survie du régime et a éradiqué toute attaque potentielle sur son pays. » En s'engageant sur la voie de la confrontation notamment avec les États-Unis, il montre sa force à son pays et aux États-Unis.

Stopper l'armement nucléaire ?

Même si les deux États de la péninsule coréenne entérinent une réunification dans leur constitution, Kim Jong Un ne cible qu'un intérêt, celui d'assurer son pouvoir. Il n'approuverait une réunification du pays que si les conditions nord-coréennes sont acceptées et, par conséquent, que si l'influence américaine disparaît. Il est évident que cette option ne convient pas à la Corée du Sud. Le président sud-coréen Moon Jae In poursuit avec succès une politique de détente et maintient le dialogue entre les deux États pour laisser une voie ouverte à la réunification. On peut aussi se poser la question de savoir si la population sud-coréenne est intéressée par une réunification des deux États coréens. Une grande partie de la jeune génération refuse ce rapprochement car elle n'a pas de parenté en Corée du Nord et ne souhaite pas non plus être impliquée dans la reconstruction d'un système failli. Au cours de la table ronde qui a suivi, animée par Jörn Thießen, directeur de la faculté de Politique, stratégie et sciences sociales, il en est très vite ressorti que l'arrêt de la menace nucléaire apparaît nettement plus probable que la réunification du pays.

Rôle de l'Allemagne dans le conflit de la Corée du Nord

« Détenant la capacité du pouvoir destructif de leurs armes nucléaires d'une grande précision et d'une efficacité variable, la Russie et les États-Unis se trouvent actuellement dans une course à l'armement dangereuse que la Chine suit aussi d'un œil critique », explique le Prof. Staack à ses auditeurs. Si on interrompt la communication avec la Corée du Nord et qu'on maintient les sanctions, la Corée du Nord pourrait être un des fournisseurs potentiels de technique nucléaire. D'autres États pourraient vouloir suivre le modèle nord-coréen pour imposer leurs revendications politiques par la dissuasion nucléaire. Pour empêcher ce développement, le Prof. Staack propose que l'Allemagne intervienne dans le conflit nord-coréen en qualité de médiateur diplomatique. Non seulement l'Allemagne entretient des partenariats et des contacts étroits tant avec la Corée du Nord qu'avec la Corée du Sud et a en commun avec les deux États coréens l'expérience d'un pays partagé, mais elle sait aussi de par son histoire qu'un conflit armé n'est pas une solution pour un pays partagé.

Que savons-nous de l'arsenal réel ?

C'est le lieutenant-colonel BEM Andre Zechmeister de la faculté de Politique, stratégie et sciences sociales qui a répondu à cette question. Diplômé en sciences politiques, il a suivi avec grand intérêt, pendant ses études déjà, le développement de la Corée du Nord et a observé de très près les dix dernières années le pays « pris en otage par la famille Kim ». Ainsi, il a déclaré que la Corée du Nord dispose d'une panoplie d'armes B et C opérationnelle et en état de fonctionnement qui pourrait être mise en action sur les vecteurs existants. Toutefois, on ne sait pas si la Corée du Nord possède la capacité de produire les groupes de propulsion nécessaires à ses fusées à longue portée qui pourraient atteindre l'Amérique. Et on ne sait pas non plus si la Corée du Nord est en mesure de se procurer ces groupes de propulsion par d'autres canaux.

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Anniversaire de l'Holocauste #WeRemember

Rédacteur : Philipp Lenske ; Photos : Katharina Roggmann

Hambourg, le 30 janvier 2018

Le Grand rabbin Shlomo Bistritzky s'inscrit dans le livre d'hôtes de la Führungsakademie de la Bundeswehr.

Michel Friedman : Où commence le point final de la violence ? 

Le commandant donne une introduction du thème.

Le colonel et professeur Rogg en conversation avec le colonel E.R. Stratenschulte.

Des invités de haut niveau issus des milieux scientifique, économique et sociétal suivent avec attention cet échange de vues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le souvenir est une chose indispensable, ne doit cependant pas devenir une obligation, un rituel incommodant », dit le vice-amiral Carsten Stawitzki, commandant de la Führungsakademie, lors de la cérémonie à l'occasion de la journée de commémoration des victimes de l'Holocauste. Et il continue : « Quelle est la bonne manière de commémorer quelque chose ? Et, existe-t-il une bonne manière ? Nous devons rendre concevable l'inconcevable, nous forger une impression individuelle, analyser les faits, définir notre propre position et la transposer dans le présent. » 

Force de caractère et courage

Il invite à faire face à l'histoire pour réajuster sa boussole personnelle, non seulement aujourd'hui, mais chaque jour. Il a lancé un appel aux très nombreux auditeurs réunis au Manfred-Wörner-Zentrum, il les a appelés à faire preuve de retenue, de force de caractère et de courage, et ensuite à réfléchir en commun aux valeurs qui sont les leurs et à se remettre en question. Par ces mots, l'Amiral Stawitzki a lancé un débat public animé par Jörn Thießen, directeur de la faculté Politique, stratégie et sciences sociales. Invité spécial : le professeur Michel Friedman. Participait également au débat le colonel et professeur Matthias Rogg, directeur du comité de pilotage du groupe de réflexion de la Führungsakademie.

Comprendre l'histoire à partir d'histoires

« Où commence le point final de la violence ?  » a demandé M Friedman. Et il s'est empressé de préciser : « Afin d'éviter que ces points finaux de la violence ne se reproduisent, il faut en comprendre les points initiaux et tout mettre en œuvre pour les entraver. » M. Friedman est issu d'une famille polonaise juive qui a vécu directement les cruautés du nazisme. « Où un meurtre commence-t-il ? Il ne commence pas là où les hommes font du mal aux autres, il commence là, dès l'instant où les gens détournent les yeux. Détourner les yeux, se boucher les oreilles, se taire - il est de notre devoir de parler ouvertement et franchement de ce qui s'est passé et aussi de ce qui se passe à présent », a précisé M. Friedman.

Une société en évolution

Il demande quels sont les indices, quels sont les comportements humains et quels sont les contextes politiques susceptibles de mener à de tels paroxysmes. Il commence à parler de racisme et misanthropie. Et il constate : « Je remarque une modification de substance au sein de la société, un incendie volontaire spirituel ; quand cela devient-il un incendie volontaire à proprement parler ? »

Pour comprendre, il faut savoir

Le colonel et professeur Matthias Rogg, ancien directeur du Musée d'histoire militaire de la Bundeswehr, a évoqué le rôle de la Bundeswehr concernant le travail de mémoire au sein des forces armées. « Si nous ne connaissons pas les causes de ce qui s'est passé, comment pourrons-nous empêcher cela à l'avenir ? » Selon lui, il appartient à chacun de nous d'apprendre à comprendre et à transmettre les leçons qu'on en a tirées. C'est dans ce but qu'une délégation de 30 officiers polonais, français et allemands s'est rendue récemment au camp de concentration d'Auschwitz pour mieux comprendre les circonstances, en discuter et mieux replacer dans le contexte ce qu'ils ont appris. (article de Bundeswehr aktuell du 22.01.2018)

Chacun est quelqu'un

« Personne n'est obligé de se sentir responsable des autres, explique M. Friedman, mais chacun doit se sentir agressé dès lors que des personnes ont à subir des choses graves. » Selon lui, il est de notre devoir à tous de sauvegarder ce bien suprême inhérent à la démocratie, l'intangibilité de la dignité humaine. L'histoire se répétera toujours à nouveau si l'on ne s'en souvient pas. « Pourtant que sommes-nous prêts à faire pour préserver la démocratie dans laquelle nous vivons ?  » C'est la question que pose le Professeur Friedman aux 150 spectateurs réunis dans la rotonde du Manfred-Wörner-Zentrum. Et il ajoute : « Nous sommes tous tributaires les uns des autres - tout comme les générations à venir seront tributaires de nous. »

Réfléchir afin de pouvoir agir

Les discours de Monsieur Friedman ne sont jamais sans soulever des questions et c'est bien là son intention. Des questions que chacun des participants se posera à l'issue de son exposé. Parce que chacun se doit de réfléchir, d'analyser pour pouvoir comprendre, pour saisir ce qu'on a appris et pour savoir comment mieux comprendre afin de mieux agir. Afin que ce débat ne finisse jamais, la Führungsakademie rappelle l'Histoire et la commémore, dans le cadre de manifestations historiques spécifiques et par là œuvre pour établir des liens avec chaque individu, ici et maintenant.

 

 

 

Réconciliation sur les tombes le Jour du Souvenir

Rédactrice : Inka v. Puttkamer Photos : Katharina Roggmann

Hamburg, 19.11.2017

L'Amiral Stawitzki lors de son allocution à l'occasion du Jour du Souvenir

Mme Liane Melzer, responsable administrative d'arrondissement (3e à partir de la gauche) et Laurent Toulouse, consul général de France (4e à partir de la gauche)

Participants internationaux à la cérémonie du Jour du Souvenir

L'orchestre britannique « Band of the Royal Armoured Corps »"

Allocution de M. Laurent Toulouse, consul général de France

Des officiers allemands déposent une gerbe

M. Giorgio Taborri, consul général d'Italie, au cimetière

Nicholas Teller, consul honoraire, a déposé une gerbe

Cette année, la célébration du Jour du Souvenir au cimetière de Blankenese a eu lieu dans un cadre très particulier : Le vice-amiral Carsten Stawitzki, commandant de la Führungsakademie de la Bundeswehr (FüAkBw), a invité des représentants de nations jadis ennemies de l'Allemagne à une cérémonie commune avec dépôt de gerbes. Ainsi, des Américains, des Britanniques, des Français et des Italiens se trouvaient aux côtés des Allemands pour commémorer leurs morts. C'est la première fois que cette cérémonie à laquelle assistait une centaine d'invités se déroulait en présence de représentants étrangers. Grâce aussi aux participants du cours international supérieur d'état-major, des militaires de quatre continents se trouvaient ainsi réunis.

Prière plurilingue

Par un grand vent de novembre, la cérémonie débute par une courte célébration religieuse avec Hartwig von Schubert, aumônier militaire protestant à la Führungsakademie. Il y rappelle les crimes inhumains des guerres. Après le Notre Père dit ensemble par toutes les nations représentées, chacune dans sa langue, il précise que toutes les personnes présentes, quelle que ce soit leur nationalité, s'inclinent tant à titre de coupables que de victimes. Ensuite, les invités vont se recueillir devant la pierre commémorative du cimetière.

« La commémoration doit avoir une place centrale dans la société »

Entouré d'une garde d'honneur d'officiers français - tous des étudiants de l'Université Helmut Schmidt (université de la Bundeswehr à Hambourg) - le vice-amiral Stawitzki s'adresse aux nombreux invités. Il commence par une citation de l'œuvre d'Erich Maria Remarque « À l'Ouest, rien de nouveau » et les confronte au quotidien de la guerre du simple soldat d'il y a presque cent ans. Il souligne que des nations, qui autrefois se battaient l'une contre l'autre, se tiennent, en ce jour de l'an 2017, coudes serrés : « Aujourd'hui, nous sommes ici rassemblés entre amis, alliés et partenaires, conscients que nous devons unir nos efforts pour affronter les problèmes de ce monde. »

La paix en Europe

Le vice-amiral Stawitzki rappelle aux personnes présentes que l'Europe se trouve dans la période de paix la plus longue depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et que c'est un fait extraordinaire. « Seul celui qui se tourne vers le passé pourra en tirer des leçons. » Et il poursuit : « Le passé nous confère une certaine responsabilité, celle de toujours agir dans le respect des normes de l'humanité et de l'État de droit, en faisant preuve d'ouverture d'esprit et de tolérance. » « Assumer nos responsabilités, c'est-à-dire nous opposer avec détermination et courage et, au besoin haut et fort et de toutes nos forces, à tout ce qui porte atteinte à la dignité de l'Homme. » Enfin le commandant de la Führungsakademie rappelle les nombreux soldats, policiers, personnels humanitaires et volontaires de toutes les nations actuellement en opération extérieure.

Souvenir et orientation

L'encadrement musical était assuré par l'orchestre britannique « Band of the Royal Armoured Corps », venu tout spécialement pour cette cérémonie. Lorsqu'il entonne le chant militaire « Lied vom guten Kameraden » (Le bon compagnon), le recueillement commémoratif est, parmi les invités, à son paroxysme avec ensuite la lecture d'un texte en hommage aux défunts. Le plus important en ce jour est certes de commémorer les morts des guerres mondiales, mais aussi tous les soldats tués au cours des plus de soixante années d'histoire des forces armées fédérales ainsi que les récentes victimes du terrorisme et de la violence. Au nom des hôtes d'honneur internationaux, Laurent Toulouse, consul général de France, prononce son allocution. Avec des paroles émouvantes, il remercie « de tout cœur » que, pour la première fois, des représentants des adversaires de jadis se rencontrent à l'occasion de cette journée de recueillement. M. Toulouse explique qu'un esprit de patriotisme sain et le bon sens commun font que le passé se doit certes d'être commémoré, mais qu'avant tout il engage l'avenir - et ceci s'applique à tous les peuples. Dans l'assistance, se sont aussi les élèves du Lycée français de Hambourg qui symbolisent « l'avenir ».

Des gerbes de commémoration

Les hôtes d'honneur déposent ensuite des gerbes : Pour l'Allemagne, il s'agit du vice-amiral Stawitzki, pour l'Italie, du consul général Giorgio Taborri, pour la Grande-Bretagne, du consul honoraire Nicholas Teller et pour les États-Unis, de l'attaché militaire, le colonel Terry Anderson, venu de Berlin, le dernier étant le consul général de France, Laurent Toulouse. Ensuite l'orchestre joue le morceau français « Aux morts », suivi d'une minute de silence, et pour terminer, il entonne l'hymne européen, source d'espoirs.

Assumer ses responsabilités

Tout le monde se retrouve ensuite à la Führungsakademie où est servie une soupe aux pois et où les invités peuvent échanger sur la cérémonie qui vient de s'achever. Chacun s'accorde pour dire que la présence de représentants étrangers a conféré à cette journée une dignité particulière. Mme Liane Melzer, responsable administrative de l'arrondissement d'Altona, s'adresse aux invités en tant que représentante civile. Elle se demande si de nos jours, le Jour du Souvenir a toujours sa signification ; il semble « être très loin de la vie quotidienne ». Elle justifie son « oui » explicite avec la réconciliation entre les peuples exhortée par le consul général de France. Une réconciliation qui, au vu des récents conflits européens, conservera toujours son actualité. « La paix est un bien qui ne devrait pas être considérée comme un acquis immuable ». Mme Melzer rappelle enfin que Jean-Claude Juncker qui, il y a déjà neuf ans, avait appelé les eurosceptiques à se rendre dans les cimetières militaires pour garder présente à l'esprit la douleur à laquelle peut conduire l'absence d'entente entre les peuples.

Une manifestation exemplaire

Cette cérémonie commémorative a été parfaitement organisée essentiellement par les participants du cours national supérieur d'état-major (deuxième année). L'écho des hôtes - de différentes nations et de tous âges (entre deux et quatre-vingts ans) - en uniforme et en tenue civile - montre que le Jour du Souvenir n'appartient nullement au passé, qu'il est au contraire un jour où toutes les générations commémorent, par exemple à Hambourg, au cimetière de Blankenese et à la Führungsakademie, et que la responsabilité évoquée est une réalité vécue.

 

 

 

La ministre de la défense Ursula von der Leyen.....

La ministre de la défense Ursula von der Leyen ouvre le workshop 

Rédactrice; Inka von Puttkamer; photos: Laura Clayborn, Michael Gundelach

Hambourg, 18.08.2017

Arrivée de la ministre fédérale de la Défense et du chef d'état-major de la Bundeswehr à la Führungsakademie

Le GCA Volker Wieker, Ursula von der Leyen, ministre de la Défense, et le vice-amiral Stawitzi

La ministre de la défense Ursula von der Leyen ouvre le workshop

Participants au workshop sur les directives relatives à la conception et au maintien des traditions au sein de la Bundeswehr

Prof. Dr. Loretana de Libero lors de son exposé informatif

Le général de corps d'armée aérien (ER) Ton van Loon lors de son intervention

Dr. Ursula von der Leyen, ministre fédérale, a ouvert le premier workshop à la Führungsakademie de la Bundeswehr (FüAkBw) destiné à revoir les directives de 1982 relatives à la conception et au maintien des traditions au sein de la Bundeswehr. En coopération avec des soldats allemands et de militaires de nations amies ainsi que de représentants politiques, religieux et sociétaux, une nouvelle directive sera élaborée dans le cadre de quatre sessions en tout. Après Hambourg, elles se tiendront à Coblence, Potsdam et Berlin. Le thème de cette première session est intitulé : « La tradition de la Bundeswehr replacée dans le contexte d'identité européenne de défense et de partenariat de sécurité transatlantique. »

« Il n'y a pas d'endroit mieux approprié »

Pour deux raisons, la Führungsakademie de la Bundeswehr est le site privilégié pour entamer ces sessions, souligne Mme von der Leyen. D'une part, la Führungsakademie est assure la formation des futurs chefs militaires au plus haut niveau ; à ce titre, il lui revient de débattre intensivement de tels sujets, et par conséquent aussi de la conception de la tradition au sein de la Bundeswehr. D'autre part, les militaires viennent d'horizons les plus divers. Il suffit de passer en revue l'auditoire. Un quart des quelque 300 auditeurs sont des représentants de forces armées de nations étrangères qui suivent des stages à la Führungsakademie et apportent leur expertise. Le vice-amiral Carsten Stawitzki, commandant de la Führungsakademie, considère comme un honneur que la Führungsakademie soit l'organisatrice de cette session inaugurative. Dans son allocution d'accueil, il souhaite que chacun, en menant une réflexion intellectuelle sur le passé, contribue ainsi à répondre aux questions portant sur l'avenir.

Quatre changements essentiels depuis 1982

Rappelant brièvement qu'en 2017, l'existence de la Bundeswehr, en nombre d'années, a été multipliée par deux par rapport à 1982 et que, par conséquent, les forces armées allemandes ont, à leur actif, deux fois plus d'expériences, Mme von der Leyen en vient à parler des facteurs qui ont changé pour la Bundeswehr depuis la promulgation des directives relatives à la conception et au maintien des traditions au sein de la Bundeswehr : Après la dissuasion pendant la Guerre froide, l'Allemagne est passé à une armée d'intervention au service tant de la défense de l'Alliance que de la gestion de crises internationales. L'identité professionnelle du militaire a, par la même, évolué car le prix de la vie du soldat ne relève plus de la théorie, mais fait partie de la réalité opérationnelle. En parallèle, la Bundeswehr a supprimé le service militaire obligatoire et la venue de nouveaux militaires a élargi son profil, en termes de parité homme/femme ou de biographies diversifiées. D'autre part, la ministre fédérale de la Défense souligne la multinationalité de la Bundeswehr. L'engagement de la Bundeswehr vis-à-vis des partenaires, de l'OTAN et de l'UE est entretemps une évidence. Son dernier point porte sur la société : aujourd'hui certes plus ouverte, elle est en même temps plus critique. Tous ces développements exigent que le concept de tradition soit révisé.

Acceptation au sein de la société

« La tradition dans la Bundeswehr soit servir de boussole qui peut permettre à nos soldats de s'orienter, de se sentir soutenus et d'avoir des points de repères pour leurs actions. Ceci vaut tant pour la vie quotidienne en garnison qu’en opération. Mais ce peut être aussi dans des situations existentielles extrêmes qui peuvent survenir en opération. » Compte tenu du caractère ambitieux du projet, le remaniement des directives relatives à la conception et au maintien des traditions au sein de la Bundeswehr ne doit pas être précipité, précise Mme von der Leyen. Ce qui lui importe grandement, c'est de promouvoir l'ancrage de la conception de la tradition de la Bundeswehr dans la société, l'histoire et notre monde contemporain. Ceci justifie la présence des nombeux représentants civils dans les workshops. En effet, seulement si la société comprend ce qui fait la fierté des soldats de la Bundeswehr, elle pourra, en contrepartie, être fière de ses forces armées.

« La Wehrmacht ne saurait être source de tradition »

L'identité de la Bundeswehr doit se refléter dans la conception de la tradition. Celle-ci comprend les valeurs de liberté que le soldat s'engage à défendre au prix de sa vie, mais aussi les vertus militaires comme la vaillance, la camaraderie, la sincérité et l'accompagnement social et humain. Toutefois, dans la recherche de « Vorbilder », de modèles à suivre, Mme von der Leyen exhorte à la prudence. En effet, si l'on considère des personnalités issues des forces armées allemandes des temps passés, on constate des failles, des incohérences et des points donnant lieu à des discussions. Il faut toujours se replacer dans le contexte historique pour examiner les faits, le sens et l'objectif. La Wehrmacht ne saurait être une source de tradition pour la Bundeswehr, souligne la ministre tout en précisant que certaines personnes ayant porté l'uniforme de la Wehrmacht, p. ex. le colonel Claus Schenk Graf von Stauffenberg, peuvent très bien servir de modèles. L'étude ne saurait être suffisamment approfondie pour parvenir à une conception de tradition saine. En distinguant ainsi histoire et tradition, des événements survenus dans la Bundeswehr après 1982 peuvent aussi contribuer à une tradition placée sous le signe de la fierté. Néanmoins, la ministre souligne aussi que la Bundeswehr a une histoire dont il vaut la peine de parler.

Culture (inter)nationale de la mémoire militaire

Avant que les participants des quatre groupes ne rejoignent leur groupe respectif pour approfondir la thématique, Prof. Dr. Loretana de Libero de la Führungsakademie axe son allocation sur la culture allemande de la mémoire militaire et Ton van Loon, général de corps d'armée (ER) des forces armées néerlandaises, brosse un portrait de la culture de la mémoire militaire dans un contexte international. Mme De Libero évoque « un sentiment de gêne » au sein de la Bundeswehr lorsqu'il s'agit de porter une appréciation de ses propres performances. Elle cite de nombreux exemples pour montrer qu'il existe suffisamment d'événements et de personnes dans l'histoire contemporaine qui pourraient être sources de tradition. Les soldats tués au combat sont honorés dans le « Bois du souvenir » à Potsdam. Ce sont bien là des approches constitutives d'une tradition issues des opérations extérieures de la Bundeswehr. Elle résume que la Bundeswehr, faisant partie de la génération des 50 ans et plus, n'est pas encore consciente du répertoire impressionnant qu'elle est en mesure d'offrir. Van Loon rejoint les paroles de la ministre et précise que la tradition est une partie de l'« esprit de corps » qui motive le soldat au combat et lui donne des repères en opération. La tradition contribue aussi à la cohésion soit entre compagnies ou entre unités multinationales. La tradition est aussi un phénomène vivant, précise-t-il et cite pour exemple l'introduction du service militaire obligatoire pour les femmes aux Pays-Bas en 2017. Il ferme la boucle en revenant à l'objectif du remaniement des directives relatives à la conception et au maintien des traditions au sein de la Bundeswehr: « Le progrès n'est pas un prétexte pour ne rien changer ; il est au contraire une invitation au changement. »

Autres informations :

Pour lire le discours complet de la ministre fédérale de la Défense, Dr. Ursula von der Leyen, cliquez ici hier

Le lien suivant LIEN donne accès à l'allocution du Prof. de LiberoLINK

« Nous pouvons énormément apprendre les uns des autres »

Autor: FüAkBw; Fotos: Bundeswehr

Hamburg, 27.07.2017

Salles de cours modernes : Jeff LaMoe, chef d'état-major du « U.S. Army Combined Arms Center », fait visiter au vice-amiral Stawitzki le Lewis & Clark Center à Fort Leavenworth

Le respect de la tradition : Dans les « Carlisle Barracks », le siège de l'« Army War College », une statue en souvenir de Frédéric le Grand

L'amitié transatlantique : Major General Kem remet au vice-amiral Stawitzki une chronique de l'emprise militaire de Leavenworth dans la salle de réunion de la mission de liaison de l'armée de terre allemande

Le vice-amiral Carsten Stawitzki, commandant de la Führungsakademie, lors de sa première visite officielle aux Écoles de guerre partenaires américaines

Soudain, l'Allemagne semble vraiment plus proche que les longues heures d'avion passées au-dessus de l'Atlantique ne laissent présumer. Au Lewis & Clark Center à Fort Leavenworth, le vice-amiral Carsten Stawitzki, commandant de la Führungsakademie de la Bundeswehr, ne s'attendait pas à rencontrer si vite « son chef hiérarchique direct », le chef d'état-major des forces armées fédérales.

En effet, la photo du général Volker Wieker est accrochée dans la salle du Panthéon de l'« U.S. Army Command and General Staff College » (CGSC), juste à côté de celle du général de corps d'armée Jörg Vollmer, chef d'état-major de l'armée de terre. A l'instar de 27 chefs de gouvernement, dont quatre sont encore en fonction, et de nombreux décideurs militaires de haut niveau venant du monde entier, ils ont tous les deux participé, après la Führungsakademie, au stage d'état major de l'armée de terre américain. En ce qui concerne la « professional military education », le CGSC est une des meilleures adresses au monde et coopère avec la Führungsakademie depuis plus de 50 ans.

Raison de plus pour le vice-amiral Stawitzki de consacrer la première semaine des vacances d'été de la Führungsakademie à une visite de ce partenaire : « Depuis le discours de notre ministre de la Défense le 3 novembre dernier et du fait aussi des derniers mois au cours desquels nous avons posé les jalons d’un remaniement de nos formations, je tenais beaucoup à rendre visite à nos partenaires à l'étranger. » A Fort Leavenworth, le programme prévu pour le vice-amiral Stawitzki comporte un entretien avec le « provost » du CGSC, le Major General John S. Kem, une visite à la « School of Advanced Military Studies », une rencontre avec le corps enseignant et les représentants de l'« Army University Press » et bien sûr des tables rondes avec les stagiaires allemands et les personnels d'encadrement.

Un agenda chargé - et typique de sa semaine : En fait, Leavenworth au Kansas est la quatrième étape du vice-amiral Stawitzki aux États-Unis. Les trois jours précédents, le commandant de la Führungsakademie s'est rendu à la « National Defense University » (NDU) à Washington D.C., à l'« Army War College » à Carlisle ainsi qu'au « Naval War College » à Newport pour échanger avec ses homologues américains. Après avoir quitté Fort Leavenworth, il se rend à Montgomery, à l'« Air University » de l'armée de l'air américaine. Le vice-amiral Stawitzki explique que « la formation militaire des cadres supérieurs aux États-Unis est, en de nombreux points, très différente de notre travail ici à la Führungsakademie. Par contre, en d'autres points, nos formations sont très similaires. Ce qui était essentiel pour moi, c'était d'avoir une vue d'ensemble de la manière dont notre partenaire transatlantique prépare son élite dirigeante à ses tâches exigeantes. C'est pourquoi j'ai tenu à rencontrer toutes les composantes militaires. » L'objectif de notre ministre de la Défense étant de faire de la Führungsakademie un think tank stratégique, il est très intéressé de savoir comment l'armée américaine forme ses stratèges militaires et comment les projets de recherche et les publications scientifiques contribuent à la capacité stratégique du pays. « Je trouve de nombreuses idées intéressantes, certes, en termes de capacité stratégique et de mise en réseau avec des experts d'horizons les plus divers, mais aussi d'ordre méthodologique, p. ex. par des “war gamings” au plus haut niveau. »

Ce voyage, planifié à l'origine comme une visite de prise de fonctions du commandant nommé en septembre 2016 auprès des institutions partenaires aux États-Unis, a permis des échanges de vues inspirants, notamment dans ce nouveau contexte de la réorganisation en cours à la Führungsakademie : « Il est vrai que des modèles qui se sont avérés idoines aux États-Unis ne sont pas transposables tels quels à la Führungsakademie. Mais la NDU et les War Colleges ont mis en place des programmes fantastiques, l'échange d'idées a été particulièrement ouvert, qu'il s'agisse des rencontres au niveau de commandement ou avec les personnels des universités. Mes entretiens avec les soldats allemands stationnés dans ces cinq institutions ont complété ma vision des choses. Pas de doute – nous pouvons énormément apprendre les uns des autres. Et j'insiste sur ce qui me tient le plus à coeur : Cette liaison transatlantique et les liens qui nous unissent par-delà l'océan n'ont jamais été aussi forts. » Le vice-amiral Stawitzki est de retour à Hambourg après avoir passé 6 jours aux États-Unis. La plupart des membres de la Führungsakademie profitent encore de leurs vacances d'été bien méritées. Sans plus attendre, lui et son staff se penchent sur le prochain projet : Pour le dernier trimestre 2017, le commandant a planifié de rendre visite aux collèges de défense européens des « Combined Joint European Excercise Partner ».

Cliquez ici pour lire les impressions du vice-amiral Stawitzki sur ses visites aux États-Unis<-











Quo vadis, l'armée de terre allemande ? Le CEMATA sur un thème actuel

Autor: Frank Magnus ; Fotos: Katharina Junge

Hamburg, 21.07.2017

L'enseignement peut ne pas être ennuyeux

Construire ensemble l'avenir - Un stagiaire dialogue avec le chef d’état-major de l’armée de terre

Le GCA Vollmer relate les développements en cours dans l'armée de terre

Le général de corps d'armée Jörg Vollmer, chef d'état-major de l'armée de terre allemande, aime rendre visite régulièrement à « ses » soldats en poste à la Führungsakademie de la Bundeswehr. Cette fois-ci, son intérêt portait sur les développements de la Führungsakademie, objets de la visite de Mme Ursula von der Leyen, ministre fédérale de la Défense, et de son discours programmatique du 3 novembre 2016 (discours de la ministre fédérale de la Défense). Il a été notamment très attentif aux derniers développements concernant la mise en place d'un think tank et d'une formation orientée sur les compétences ainsi que sur le remaniement des programmes des stages. Le vice-amiral Carsten Stawitzki, commandant de la Führungsakademie, a abordé avec lui les développements tant des derniers mois que ceux des mois à venir.


Numérisation de la formation

En coopération avec le Fraunhofer-Institut, le domaine de formation Terre a développé une solution innovante : un comptoir numérique. Celui-ci permet la planification opérationnelle dans une approche multidimentionnelle grâce à une carte numérique sur laquelle de nombreuses informations sont mémorisées. L'utilisateur a ainsi accès à toutes les données disponibles au sein de la Bundeswehr qu'il peut utiliser pour un raisonnement tactique exhaustif. « Ce comptoir permet le traitement et la collecte d'informations d'une compacité inconnue à ce jour. Je suis enthousiasmé et content que l'organisme de formation le plus élevé de la Bundeswehr en soit le premier bénéficiaire », conclut le GCA Vollmer pour résumer ses nouvelles impressions.


Le regard vers l’avenir

Pour parachever sa journée au programme chargé, le GCA Vollmer a prononcé un discours sur la situation de l'armée de terre. « La situation de sécurité s'est globalement détériorée. Les missions de l'armée de terre incluent, notamment en opération, tout l'éventail des obligations allant de l'Afghanistan à des interventions similaires à des opérations dans les pays baltes en passant par l'Afrique », explique le GCA Vollmer. La défense nationale et collective ainsi que les opérations de stabilisation doivent être assumées en parallèle et avec le même degré de priorité. Ceci suppose que les personnels de tous les niveaux aient acquis une formation optimale, aussi vaste qu'approfondie, et qu'ils disposent de matériels opérationnels en nombre suffisant. Le GCA Vollmer n'a laissé aucun doute sur le fait qu'il s'agit là d'une mission colossale, mais a souligné en même temps que les tournants décrétés par le ministère fédéral de la Défense laissent d'ores et déjà une plus grande marge de manoeuvre.

Tournants en marche

Il existe un « tournant Ressources humaines », un « tournant Matériels » et un « tournant Finances ». La multinationalisation lancée permet encore d'autres options d'action. Pour bien montrer qu'en dépit de tous les enjeux actuels, le GCA Vollmer garde une pointe d'humour, sa déclaration finale est la suivante : « Ma profession est une grande source de satisfaction. Mais je ne peux pas tout faire tout seul ; j'ai besoin de vous. Engagez-vous massivement pour que nous puissions construire ensemble l'avenir de l'armée de terre. »

 

 

 

 

 

 

Le chef d'état-major de la Bundeswehr fait face à des questions claires

Autor: Inka von Puttkamer ; Fotos: Katharina Junge

Hamburg, 06.07.2017

Général Wieker : « La sécurité, oui, mais elle n'est pas gratuite »

Le vice-amiral Carsten Stawitzki lors de son allocution de bienvenue.

Deux amiraux passent à l'action

Avancer sur la même voie

Volker Wieker, chef d'état-major de la Bundeswehr, a invité les participants au stage élémentaire de formation d'état-major (BLS) et au stage « Principes de la conduite et de la planification opérationnelles » à un échange intensif « ouvert et franc ». Le militaire le plus gradé des forces armées allemandes, venu tout spécialement à la Führungsakademie de la Bundeswehr pour une allocution et un échange de vues, a rencontré les officiers qui sont en train de se qualifier pour le stage national d'École de guerre et s'est entretenu avec eux. Chaque année, le chef d'état-major de la Bundeswehr aime consacrer du temps aux nouveaux participants au stage élémentaire de formation d'état-major bien qu'il s'agisse d'un « défi d'atteindre chacun des membres de la Bundeswehr afin de leur transmettre les messages qui sont importants pour nous », explique-t-il.

Des questions exprimées en texte clair

IEn ces temps mouvementés, il lui tient très à coeur d'entretenir des échanges personnels. Les jeunes officiers qui commencent leur parcours de militaire de carrière le prennent au mot. Ils posent des questions personnelles, controversées et provocantes sur tous les thèmes débattus actuellement au sein de la Bundeswehr : le programme opérationnel très chargé, les débats récents dans les médias à propos de la troupe, des questions relatives aux ressources humaines, aux matériels, au budget ou encore concernant aussi la communication interne et les projets d'acquisition de matériels.

Des réponses sans fard

De bon coeur, le général Wieker répond aux questions. C'est dans ce contexte empreint de grande sincérité et de probité qu'il apprend p. ex. ce qu'une cheffe de compagnie de Donauwörth a vécu. Ceci n'est possible que si un climat de confiance est instauré - des deux côtés. En répondant à toutes les questions, il met en évidence son rôle d'intermédiaire entre les militaires et les dirigeants politiques du ministère fédéral de la Défense. Il précise que « toutefois l'objectif commun prédomine »..

Des améliorations motivantes

Il souligne que la dernière législature a permis de nombreux développements positifs en termes de budget militaire et d'effectifs militaires, qui ont considérablement augmenté. Il cite aussi les mesures publicitaires efficaces et la participation à la montée en puissance de la force d'intervention rapide de l'OTAN (Very High Readiness Joint Task Force). Ce qui l'amène à parler de la situation en matière de politique de sécurité dans laquelle l'Allemagne se trouve aujourd'hui. « La sécurité, oui, mais elle n'est pas gratuite », explique-t-il et il donne plusieurs exemples allant de la crise en Crimée au stationnement des troupes de l'OTAN dans les États baltes pour montrer le rôle de l'Allemagne en tant que partenaire fiable et responsable en Europe. Il précise qu'on attend certaines choses de la puissance moyenne qu'est l'Allemagne. La défense nationale et la défense collective sont de nouveau au centre des préoccupations, poursuit le général Wieker et renvoie ainsi à la présentation des résultats du stage national d'École de guerre sur le thème intitulé « Repenser la défense nationale et la défense collective »..

Des paroles dans un esprit de camaraderie

Une des dernières questions posées porte sur les enseignements que devraient tirer les participants au stage élémentaire d'état-major. Dans ce nouveau contexte d'une formation orientée sur les compétences, sans examens finaux, il répond que le stage, au contenu révisé, ambitionne de saisir l'ensemble de la personnalité et les talents des stagiaires (informations sur la formation centrée sur les compétences professionnelles requises). Cela ne fait de doute : il existe actuellement un grand besoin d'échanges entre les niveaux hiérarchiques de la Bundeswehr. Le général Wieker déclare que « les récents développements demandent maintenant du temps avant de pouvoir afficher leurs effets, que tous les personnels de la Bundeswehr doivent s'engager sur la même voie de la réussite ». Même avec un agenda bien rempli, la communication se situe en tête des priorités du général qui laisse entendre qu'il va rester dans ce schéma, à savoir parler les uns avec les autres plutôt que de parler les uns sur les autres ». Conformément à ce leitmotiv, le prochain stage élémentaire d'état-major qui commencera en fin d'été peut sans aucun doute se réjouir des paroles franches et directes de son plus haut supérieur hiérarchique.

Avec le coeur et l'esprit, toujours au service des jeunes générations

Rédactrice: Christiane Rodenbücher; photos: Katharina Junge

Hambourg, 09.06.2017

 Le général de brigade Thomas Hambach prononce son discours d'adieu

 

Le vice-amiral Carsten Stawitzki avec l'ancien directeur de l'Enseignement, le général de brigade Hambach et le nouveau directeur intérimaire Thießen

 

La musique de Kiel a assuré un cadre musical de cette manifestation

Le général de brigade Hambach et son épouse à la réception

Invités réunis dans la Rotunde pour fêter le départ

Jörn Thießen, successeur et directeur intérimaire



« Exigences » et « défis » : C'est en ces termes que le général de brigade Thomas Hambach décrit les trois années qui viennent de s'écouler. A cette époque, on lui avait demandé de reprendre la fonction de Directeur de l'Enseignement. « Chaque jour, avoir le droit de réfléchir à ce que nous pouvons apporter aux futurs officiers supérieurs et officiers brevetés d'état-major pour les préparer à la suite connue mais aussi inconnue de leur chemin ainsi que sur le meilleur moyen de le leur enseigner ». Le général Hambach a toujours considéré cette activité comme un enrichissement. C'est certes avec un brin de tristesse qu'il quitte Hambourg pour rejoindre Erfurt où il est nommé commandant en second du commandement de logistique de la Bundeswehr. Son successeur est Jörn Thießen, actuel directeur des sciences sociales et politiques, qui va assumer la fonction de directeur de l'Enseignement à titre provisoire.

Engagement personnel

Dans le cadre d'une cérémonie solennelle, le vice-amiral Carsten Stawitzki, commandant de la Führungsakademie, a remercié le général Hambach pour son grand engagement et aussi pour la chaleur humaine et l'investissement personnel qu'il a apportés à cette institution de Hambourg. 150 personnes ont participé à la cérémonie d'adieu. Des représentants de la politique, de l'économie, de la société ainsi que de divers organismes des forces armées sont venus lui dire au revoir.

Remerciements à tous les collaborateurs

Le général Hambach a choisi une citation de Confucius pour son discours d'adieu pour exprimer que son service à la Führungsakademie a été pour lui une source de joie quotidienne : « Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie ». Il précise toutefois que ceci n'a été possible qu'avec l'aide professionnelle des militaires et des personnels, puis ajoute à l'adresse de tous les personnels en guise de remerciements : « Je n'ai pas eu à prendre de décision quant à ce poste, mais si je repars avec des sentiments si positifs, le mérite en revient à vous tous ».

Plus-value dans la formation

En plus de la transmission de savoir, le général Hambach considérait comme une priorité dans la formation d'assurer une plus-value au profit des stagiaires. En effet, en ces temps exigeants et volatiles, donner quelque chose de sa propre expérience avant de laisser partir ces jeunes gens - nos cadres de demain - prendre leur envol a été pour lui une mission essentielle.
 

La sécurité dans l'action

A l'aide des trois mots-clés que sont « pouvoir », « vouloir » et « avoir le droit », il illustre quel type de plus-value la formation à la Führungsakademie devrait donner aux stagiaires : « La notion de « pouvoir » exprime la capacité d'action du chef militaire dans toute situation, aussi imprévue soit-elle, la notion de « vouloir » exprime la volonté d'action ainsi que l'ambition d'engager un développement personnel et la troisième notion de cette trilogie « avoir le droit » signifie que l'officier à la Führungsakademie y trouve le cadre lui permettant de tester sa conception du commandement personnelle. »

Le droit à la culture de l'erreur

Pendant la formation, il s'agit de pouvoir faire aussi des erreurs, explique le général Hambach, cela en fait partie « et le lieu le plus propice n'est-il pas ici, à la Führungsakademie ? » C'est par ces mots que le général Hambach parachève la description de l'objectif de formation de départ qu'il a pu quelque peu modelé dans le cadre de ses fonctions à la Führungsakademie. Il ajoute encore une question qui, pour lui, conserve toute sa validité jusqu'à ce jour pour la fonction notamment d'un officier breveté d'état-major : Comment pouvons-nous transmettre le commandement au sens de notre « Innere Führung », cette conception véritablement unique de la formation morale et civique ?

Créativité et responsabilité

Et il ajoute : « Formuler sa propre intention de telle sorte qu'elle laisse un espace libre propice à la créativité et à la profusion de nouvelles idées » est toujours et encore un défi pour le général Hambach qu'il souhaite aussi transmettre aux stagiaires. « Savoir déléguer une responsabilité, mais savoir aussi l'assumer. Donner confiance, mais devoir aussi la mériter sont les deux côtés d'une médaille. » Avec ses paroles précieuses en guise d'adieu, il a certes jeté un regard sur le passé mais aussi mis le doigt sur les problématiques actuelles de la Führungsakademie. Il a mentionné les conditions exigeantes, qui changent très souvent, et en même temps, il a fait remarquer que tout changement demande du temps.

Critique et richesse des idées

« Avoir accepté la fonction de directeur de l'Enseignement a été simple ou moins simple, mais devoir la quitter me coûte beaucoup plus, » explique le général Hambach et « si je ressens le temps passé ici comme tel, le mérite en revient essentiellement aux personnels de la Führungsakademie, aux directeurs de division d'enseignement, aux professeurs, y compris aux nombreux réservistes. Je vous suis à tous reconnaissant pour l'accueil, pour la sincérité et surtout pour la confiance, pour les paroles et les remarques critiques ainsi que pour l'engagement et la richesse des idées. »

« Une mission pas si simple »

Dans son allocution, le vice-amiral Stawitzki précise que pendant les années où le général Hambach a dirigé l'Enseignement, quelque 200 000 unités d'enseignement ont été dispensées aux militaires de plus 100 nations par une centaine de professeurs et plus de 500 intervenants extérieurs. Le commandant de la Führungsakademie continue en ces termes : « Je tiens à vous exprimer ma plus grande gratitude pour votre travail et votre engagement ; c'est en effet un défi particulier d'exercer cette activité avec le coeur, la raison et la sensibilité qu'elle requiert. » Le commandant félicite le général Hambach pour la boîte à outils remise aux stagiaires mais aussi pour ses méthodes abouties, le conseil critique ainsi que la coopération constructive. « C'est vous qui avez tout initié et fait avancer – merci beaucoup. » Les musiciens de la musique des équipages de la flotte sous la direction du capitaine de frégate Szepanski ont assuré l'encadrement musical de cette cérémonie d'adieux avec des morceaux en majeur et mineur qui ont souligné certes la tristesse du départ, mais aussi les moments joyeux du temps passé et de la prochaine mission.



 

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La Führungsakademie a créé un réseau des anciens stagiaires qui, pendant leur stage, ont noué des contacts étroits et qui pourront ainsi rester en contact après la fin du stage et lorsqu'ils sont rentrés dans leur pays respectif.

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