Alumni

La Führungsakademie a créé un réseau des anciens stagiaires qui, pendant leur stage, ont noué des contacts étroits et qui pourront ainsi rester en contact après la fin du stage et lorsqu'ils sont rentrés dans leur pays respectif.

Transférer à Alumni

Mastère: MFIS

En coopération avec l'Université Helmut-Schmidt, les stagiaires de la Führungsakademie de la Bundeswehr peuvent désormais préparer un mastère reconnu au niveau international:

„Militärische Führung und Internationale Sicherheit“

Dialogue

La Führungsakademie de la Bundeswehr invite régulièrement des experts internationaux à s’exprimer

Infos sur la FüAkBw

Passation de relais à la direction Formation

Autor: Eggo Rettmer; Fotos: Lene Bartel

Hambourg, le 27.09.2018

Le général de division Oliver Kohl passe le commandement de la direction Formation

Le contre-amiral Karsten Schneider fait le bilan des six années passées à la Führungsakademie

Le général de brigade Boris Nannt souhaite la bienvenue au colonel Holger Neumann

Le colonel Holger Neumann et sa famille lors de la réception

 

 

 

 

 

« C’est avec plaisir que je vous confie nos futurs cadres » Tels sont les mots d’accueil du commandant de la Führungsakademie, le général de division Oliver Kohl, adressés au nouveau directeur de la formation, le colonel Holger Neumann. Dans le cadre d’une cérémonie de passation, le général Kohl a remercié chaleureusement l’actuel directeur de la formation, le contre-amiral Karsten Schneider, et confié cette fonction au colonel Neumann.

« A Hambourg on dit Tschüss »

Par un vent fort, l’amiral Schneider fait ses adieux à la Führungsakademie en présence d’environ 250 militaires et 100 invités civils. Depuis 2012, il a contribué de manière décisive à l’organisation de la formation dispensée à la Führungsakademie. « Un tiers des officiers supérieurs actuellement en service dans la Bundeswehr a suivi une formation, une formation continue ou un perfectionnement sous l’amiral Schneider », a constaté le Général Kohl.

« Cela veut dire Au revoir »

Depuis 60 ans, la Führungsakademie de la Bundeswehr prépare ses cadres supérieurs militaires à des fonctions exigeantes au sein des forces armées, de l’OTAN, de l’Union européenne et des Nations Unies. La Führungsakademie a pour mission centrale d’assurer la formation initiale, la formation continue et le perfectionnement d’officiers expérimentés allemands et étrangers.

Formation en évolution

« L’officier breveté d’état-major décide de l'action. Mais cela signifie aussi qu’il lui revient de chercher la faute d’abord chez lui lorsque quelque chose ne fonctionne pas. » Selon le Général Kohl, l’officier breveté d’état-major ne doit jamais perdre de vue l’ensemble : « Vous devez afficher une grande sérénité afin de gagner de la confiance et pouvoir commander, » a été son message concernant la deuxième déclaration.

En 2016, la Führungsakademie s’est vue confier une nouvelle mission élargie. L’Amiral Schneider l’a résumée par ces mots : « Le développement de véritables chefs a la priorité sur la seule transmission de connaissances. » Et il poursuit : « Nous avons organisé l’expertise des enseignants et des apprenants dans un laboratoire d’idées (le German Institute for Defence and Strategic Studies /GIDS) au profit des forces armées allemandes et de ses dirigeants politiques. »

Façonner les changements dans un cadre commun

Cette nouvelle mission implique une modification profonde de la Führungsakademie. A l’avenir, le nouveau directeur de la formation, le colonel BEM Neumann, se chargera de cette évolution en coopération avec le directeur Stratégie et facultés, le général de brigade Boris Nannt. « Avec notre formation, nous assumons en commun la responsabilité pour que nos militaires acquièrent la maîtrise de notre métier », souligne le général de division Kohl.

Le général de brigade Boris Nannt, directeur Stratégie et facultés, connaît le colonel Neumann depuis longtemps et lui souhaite la bienvenue. « Je me réjouis de notre collaboration. Il est important que le développement de nos deux directions soit harmonisé afin que la formation progresse et évolue. »

Dans une ville pleine de beaux souvenirs

Le colonel Neumann a connu la Führungsakademie et découvert Hambourg il y a à peu près 20 ans - et il en est tombé amoureux ! De 2001 à 2003, il a suivi la 46e promotion du stage national supérieur d'état-major. « Pendant ce stage, j’ai fait la connaissance de ma femme à Hambourg » affirme-t-il. Depuis quelques années, il vit avec elle et leurs deux enfants à Berlin.
Après plusieurs affectations, entre autres à Bonn et à Berlin, il a été commandant de la 74e escadre aérienne tactique à Neubourg sur le Danube. Sa dernière fonction a été celle de porte-parole du ministère fédéral de la Défense à Berlin. « Je peux m’appuyer sur mes expériences variées acquises dans la troupe et dans le travail politique et ministériel et je voudrais en faire profiter les futurs officiers brevetés d’état-major. »

 

 

 

 

Dernières nouvelles

Wissensmanagement: Alle sollen profitieren

 

Wissensmanagement: Alle sollen profitieren

 

Wissensmanagement: wertvolle Strategien und Konzepte wurden durch die Angehörigen der Bundeswehr erarbeitet (Foto: Führungsakademie der Bundeswehr/Ines Blandau)

 

Beim sogenannten Round Table trafen sich an der Führungsakademie der Bundeswehr Wissensmanagerinnen und Wissensmanager aus dem BMVg und der ganzen Bundeswehr (Foto: Führungsakademie der Bundeswehr/Ines Blandau)

 

Oberst Prof. Dr. Matthias Rogg stellte das GIDS vor und lud zum aktiven Mitwirken ein. (Foto: Führungsakademie der Bundeswehr/Ines Blandau)

 

Barbara Marschallek stellt Formen der kollaborativen Zusammenarbeit vor. Ihr Ziel: Eine Plattform auf der sich alle austauschen können. (Foto: Führungsakademie der Bundeswehr/Ines Blandau)

Konzepte, Strategien, Lehrgangsarbeiten, Befehle, Veranstaltungsorganisationen. Die Liste der täglich produzierten Ausarbeitungen der Angehörigen der Bundeswehr ist nicht nur lang, sondern vor allem wertvoll. Doch wo und wie kann dieses Wissen nachhaltig gesammelt und für andere nutzbar gemacht werden? Über das sogenannte Wissensmanagement beraten jedes Jahr Experten aus der ganzen Bundeswehr. Dieses Mal dabei: das German Institute for Defence and Strategic Studies (GIDS) als institutionalisiertes Wissensmanagement. 

Eine 30- bis 49-jährige Person empfängt in Deutschland beruflich durchschnittlich 21 E-Mails pro Tag (Erhebung aus dem Jahr 2018, Quelle: Statista). Zusätzlich gehen oftmals weitere hunderte E-Mails in die digitalen Briefkästen der Abteilungen ein. Diese müssen wiederum gelesen, ausgewertet, gegebenenfalls bearbeitet und abgespeichert werden. Doch wie dem Dilemma zwischen Informationsüberflutung einerseits und der Verfügbarkeit von relevantem Wissen zur richtigen Zeit am richtigen Ort andererseits begegnen?

Wissensmanagement lautet die Antwort. „Durch Vernetzung, Verknüpfung und Auswertung von Informationen entsteht Wissen. Wissen ist eine wichtige Ressource für eine erfolgreiche Auftragserfüllung“ (Fachkonzept Wissensmanagement, BMVg).

Das Management von Wissen ist eine Querschnittsaufgabe, die sich in allen Gestaltungsbereichen der Bundeswehr wiederfinden muss. So muss sowohl das Personal als auch die Organisation in ihren unterschiedlichen Bereichen bewusst und systematisch den Umgang mit der strategischen Ressource Wissen berücksichtigen und fördern.

Mit dem Aufbau des Wissensmanagements im GIDS wurde den Teilnehmenden der Tagung ein Beispiel des systematisierten Wissensmanagements vorgestellt. Der Leiter des GIDS, Oberst Prof. Dr. Matthias Rogg, und die Leiterin der Projektgruppe Wissensmanagement GIDS, Oberamtsrätin Barbara Marschallek, verdeutlichten den Sinn und Zweck sowie die Ziele in der Weiterentwicklung.

 

Welche Informationen managt das GIDS?

Durch den Austausch und die Expertise der Lehrgangsteilnehmenden, Lehrenden, Studierenden und des Alumni-Netzwerkes wird während der Aus-, Fort- und Weiterbildung an der Führungsakademie der Bundeswehr (FüAkBw) und der Helmut-Schmidt-Universität (HSU) ein Fundus von Wissen produziert. Das GIDS identifiziert diesen und filtert Probleme und Phänomene, die für die sicherheitspolitische Strategiefähigkeit Deutschlands relevant sind. Dabei werden bedarfsorientiert und dynamisch Forschungsschwerpunkte festgelegt und aufbereitet. Bei der Schwerpunktsetzung orientiert sich das GIDS an der durch die politische Ebene erlassenen Zielsetzung und den strategischen Vorgaben für die Bundeswehr.

„(…) Ich möchte, dass sie [die FüAkBw] ihr Profil schärft und zu einem Ort des Wissens für die Bundeswehr der Zukunft wird. (…) Ein Innovations- und Ideeninkubator für die gesamte Bundeswehr. Ein Think Tank, der das Wissen der Lehrenden, der Teilnehmenden und der vielen externen Gäste nutzt, um einen wesentlichen Beitrag für die Strategiefähigkeit der Bundeswehr wie auch der Bundesregierung als Ganzes zu leisten.“, so die damalige Bundesministerin der Verteidigung, Ursula von der Leyen in ihrer Rede an der FüAkBw am 03. November 2016.

Was passiert mit den Informationen?

Die Kultur des Teilens ist Voraussetzung eines funktionierenden Wissensmanagements. So werden die Forschungsergebnisse, Qualifizierungsarbeiten und Projekte unter anderem in neuen Publikationsformaten, auf Tagungen, in Workshops, Vortragsreihen und über die eigene Webseite abgebildet.

Wer profitiert vom Wissensmanagement des GIDS?

Neben der FüAkBw und der HSU, wird das Wissen darüber hinaus sowohl Entscheidungsträgern als auch der Wissenschaft und Öffentlichkeit zugänglich gemacht.

Wie geht es weiter?

Das Wissensmanagement des GIDS befindet sich noch im Aufbau. Im nächsten Schritt wird das Konzept des Wissensmanagements erstellt und im Anschluss erprobt. Ende 2020 soll dieses Projekt abgeschlossen sein. Es ist geplant, die Erfahrungen dann getreu der Kultur des Teilens in das Wissensmanagement der Führungsakademie zu transferieren.

 

 

 

Autorin: Führungsakademie der Bundeswehr/Ines Blandau

„Innovationslabor @ (Aus)Bildungskongress“

 

 

„Innovationslabor @ (Aus)Bildungskongress“ –
Neue Impulse und Gedanken zum Thema Führen Morgen

Neue Medien, neue Arten der Mobilität und neue Möglichkeiten: Die Welt verändert sich tagtäglich und damit auch das Lernen, das Arbeiten und somit auch das Führen. Deutlich wird die Schnelllebigkeit unter anderem durch die Digitalisierung. Diese birgt Chancen, aber auch Risiken und stellt vor allem das Altbewährte in Frage. Die Führungsakademie der Bundeswehr (FüAkBw) stellt sich diesen Herausforderungen mit der Reihe „Führen Morgen Heute Lernen. Innovationlabor für Neues Lernen“ und hat damit den Weg zu einer digitalen Ausbildungsakademie eingeschlagen. Unter dem Motto „Innovationslabor @ (Aus)Bildungskongress“ kommen Brigadegeneral Boris Nannt, Direktor Strategie und Fakultäten an der FüAkBw, als auch Oberst i.G. Martin Simberg, Leiter des Ausbildungsprozessmanagements, und Major Michael Strauch, Verantwortlicher für die Umsetzung des Innovationslabors, mit Interessierten beim Ausbildungskongress der Bundeswehr an der Helmut-Schmidt-Universität/Universität der Bundeswehr Hamburg ins Gespräch.

Prozess ist gestartet

„Wir sind gerade in einem Prozess drin, der sich mit der Frage beschäftigt ‚Wie entwickelt sich eigentlich das Lernen?‘“, erzählt Brigadegeneral Boris Nannt den Anwesenden im gut gefüllten Seminarraum. Im vergangenen Juni hat die FüAkBw diesen Transformationsprozess mit einer zweitägigen Veranstaltung gestartet, an der rund 130 Personen aus der Bundeswehr, der Wirtschaft und dem öffentlichen Dienst teilgenommen haben. Genau wie heute standen folgende Fragen im Mittelpunkt der Diskussion:

- Wie wird sich Führung verändern?

- Wie müssen wir Führungskräfte dafür ausbilden?

- Welche Kompetenzen braucht eine Führungskraft von morgen?

Entscheider, Berater und Gestalter sind gefragt

Brigadegeneral Nannt legt bei einer Führungskraft auf drei Dinge Wert: Sie soll die Fähigkeiten eines „Entscheiders, Beraters und Gestalters“ vorweisen können. „Wir müssen an der Persönlichkeit feilen und an den Techniken und Methoden arbeiten“, ergänzt er. Bei Letzterem kann ein Lehrgang das nötige Handwerkszeug vermitteln. Eine Persönlichkeit kann sich jedoch nicht in zwei, drei Tagen entwickeln – dafür ist ein langjähriger Prozess notwendig. „Ich bin ein großer Fan von der ‚Walt-Disney-Methode‘. Bei dieser fängt man erst einmal mit dem Träumen an. Ich erlebe sehr viele Menschen, die nicht träumen, sondern erst einmal kritisieren und sagen, was nicht geht. Doch wir sollten erst träumen und dann können wir in den Realismus übergehen“, so Brigadegeneral Nannt. Die Vision der Führungsakademie der Bundeswehr ist klar: Sie möchte sich zu einer „digitalen Ausbildungsakademie“ entwickeln. Doch was heißt das konkret? Wie sehen die Lernräume aus, sind neue Systeme erforderlich und kann Wissen auch ohne Präsenzphasen vermittelt werden? Fünf Bereiche – von IT, Kultur und Infrastruktur bis hin zu Organisation und Personal – arbeiten an der FüAkBw bereits parallel daran, dem Arbeitstitel ein Gesicht zu geben. Zwei Jahre lang soll das Thema in den Mittelpunkt gestellt werden.

Diskussionspartner teilen ihre Gedanken mit

Doch nun kommen die Teilnehmenden des Ausbildungskongresses ins Spiel. „Wir möchten auch ihre Gedanken mit aufnehmen“, leitet Brigadegeneral Nannt über. Mittels Videos von der Auftaktveranstaltung bekommen die Anwesenden weitere Impulse zum Thema Führen und Lernen. Dann ist ihre Kreativität und ihr Wissen gefragt. „Bitte nehmen Sie Ihr Smartphone zur Hand und nennen Sie uns die wesentlichen Elemente, die eine digitale Ausbildungsakademie auszeichnen“, fordert Oberst i.G. Simberg die Teilnehmenden auf. Alle Daten, die von den Interessierten eingegeben werden, werden ohne Zeitverzögerung an die Leinwand projiziert. Nach und nach tauchen unter anderem folgende Begriffe auf: „Austausch, ortsunabhängiges Lernen, flexible Lernräume, Weiterbildung, stets und ständig, Online-Monitoring, bring your own device, Feedback, Erfahrung und Kommunikation.“ Die meistgenannten Begriffe werden optisch hervorgehoben. „Ortsunabhängiges Lernen und Austausch wurden am häufigsten genannt. Das bedeutet, dass sind die wesentlichen Faktoren einer digitalen Ausbildungsakademie – ich kann von überall lernen und arbeiten“, fasst Oberst i.G. Simberg die Ergebnisse zusammen.

Persönlicher Kontakt versus Chatkommunikation

Dann startet er die Diskussionsrunde mit der Frage: „Wie kann der Austausch bei einer digitalen Ausbildungsakademie sichergestellt werden?“ Mehrere Hände schnellen in die Höhe. So erzählt ein Teilnehmer, dass sich Lernende natürlich über Video- und Chatfunktion austauschen können, doch der persönliche Kontakt eine andere Qualität besitze. Für die Organisation sei der ortsunabhängige Austausch hingegen ein Gewinn. Ein anderer hebt die ortsunabhängige Kommunikation nach Lehrgängen in den Fokus, um mittels Foren weiter in Kontakt zu bleiben und sich austauschen zu können. Wiederum ein anderer Teilnehmer spricht sich dafür aus, dass in Lehrgängen erst ein persönlicher Kontakt aufgebaut werden sollte und anschließend alles weitere über die Chatfunktion geregelt werden kann. „Man muss sich erst als Mensch kennenlernen“, sagt er. Anders sieht es hingegen ein weiterer Zuhörer: „Der Ausbildungsanteil ‚Innere Führung‘ muss zentral mit erfahrenen Ausbildern vermittelt werden.“ Seiner Meinung nach können diese Inhalte nicht über Foren oder Chats erlernt werden. „Was zudem daraus folgt: aus Lehrern werden Coaches oder Consultants“, so die Meinung eines weiteren Teilnehmers.

Ist das Lernen auch am Arbeitsplatz möglich?

Auch der Frage, ob sich die Lernenden mit ihrer Ausbildung am Arbeitsplatz auseinandersetzen sollten, wird Aufmerksamkeit geschenkt. „Ich habe keine Zeit, während der Arbeitszeit zu lernen“, führt eine Anwesende aus. „Ich muss meine Arbeit schaffen und am Abend möchte ich meine Familie sehen“, sagt sie. Unterstützung bekommt sie von weiteren Teilnehmern. „Wenn jemand um die Ecke kommt und möchte, dass ich noch zwei Tage in der Woche neben der Arbeit lerne, dann frage ich mich, in welcher Welt derjenige lebt. Ich bin froh, wenn ich das normale Leben hinkriege“, untermauert ein weiterer Zuhörer seinen Standpunkt. Es wäre wünschenswert, aber die Arbeitsrealität gäbe das nicht her. Zudem spricht sich eine Anwesende dafür aus, in der Woche, aber nicht am Wochenende zu lernen und Weiterbildungen in regelmäßigen Abständen zu wiederholen. Eine weitere Teilnehmerin bringt Ausbildungskonten ins Gespräch, die dann auch nachgehalten werden sollten.

Gibt es hybride Lösungen?

Gibt es ausschließlich zwei Möglichkeiten zu lernen – nur persönlich oder nur digital? Oder sind auch hybride Formen denkbar, sozusagen eine Mischung aus beiden Bereichen? So lauten die nächsten Fragen der Diskussionsrunde. „Beim Führen geht es auch um Fürsorge“, meldet sich ein Anwesender zu Wort. Konkret geht es ihm um das „Face to face“-Führen. „Ohne persönlichen Kontakt ist keine Fürsorge möglich.“ Ein anderer spricht sich hingegen für einen bunten Mix aus. Und im Einsatzfall sei der persönliche Kontakt unabdingbar. „Eine Führungskraft muss lernen, digital zu führen“, heißt es von einem anderen Anwesenden. Das sieht hingegen ein weiterer Zuhörer anders: „Wenn uns die Technik diktiert, wie wir zu führen haben, dann ist das ganz dünnes Eis.“ Brigadegeneral Nannt schaltet sich ein und erklärt seinen Ansatz: „Digitalisierung bedeutet nicht ich nutze das E-Mail-Programm Lotus Notes. Es ist weitaus mehr. Wir brauchen ein digitales Mindset und Tools zum kollaborativen Arbeiten wie beispielsweise den webbasierten Instant-Messaging Dienst Slack oder die webbasierte Projektmanagementsoftware Trello.“ Virtuelles Führen ist hingegen für einige Seminarteilnehmende bereits Realität. Die Werte, mit denen Menschen bereits „analog“ geführt werden, haben sich im digitalen Zeitalter nicht verändert, so die einhellige Meinung. Das veranlasst eine Teilnehmerin wiederum zu folgender Aussage: „Wer nicht analog führen kann, kann auch nicht digital führen.“

Herausforderungen auf dem Weg zur digitalen Ausbildungsakademie

Bevor sich das Seminar dem Ende neigt und Zeit bleibt, unter anderem den Stand der Führungsakademie der Bundeswehr beim Ausbildungskongress zu besuchen, dürfen die Teilnehmenden noch einmal ihr Smartphone aus der Tasche holen. Denn sie können nun die größten Herausforderungen auf dem Weg zur digitalen Ausbildungsakademie notieren. Die Antworten sind so vielfältig, wie die Diskussion selbst: Die Begriffe „Schreibtischbremsen, Changemanagement, Medienkompetenz, Messbarkeit, Generationenkonflikt, Ausbildungskultur und up to date bleiben“ erscheinen auf der Leinwand – Es sind wichtige Impulse, die auf dem Weg zur digitalen Ausbildungsakademie bestimmt noch das eine oder andere Mal diskutiert werden.

 

  • Direktor Strategie und Fakultäten an der FüAkBw, Brigadegeneral Boris Nannt, legt bei Führungskräften besonders Wert darauf, dass sie sich als Entscheider, Berater und Gestalter einbringen. (Bundeswehr/Lene Bartel)

  • Mit verschiedenen Fragen zum Thema „Lernen und Führen von morgen“ fühlte Oberst i.G. Martin Simberg, Leiter des Ausbildungsprozessmanagements an der FüAkBw, den Anwesenden auf den Zahn. (Bundeswehr/Lene Bartel)

  • Das Gesagte wurde von Major Michael Strauch, Verantwortlicher für die Umsetzung des Innovationslabors, notiert. (Bundeswehr/Lene Bartel)

  • Eine lebhafte Diskussion wurde beim Ausbildungskongress zum Thema „Führen und Lernen“ geführt. (Bundeswehr/Lene Bartel)

  • Gespannt hören sich die Anwesenden die Argumente anderer Teilnehmer an, um dann ihre Gedanken dazu kundzutun. (Bundeswehr/Lene Bartel)

  • Die Ideen der Teilnehmenden wurden notiert. (Bundeswehr/Lene Bartel)

  • Die Führungsakademie der Bundeswehr präsentierte sich zudem mit einem Stand auf dem Ausbildungskongress. Für Fragen standen Oberstleutnant i.G. Markus Neske (links) und Oberstleutnant Matthias Engelke zur Verfügung. (Bundeswehr/Lene Bartel)

  • Was das Dezernat Persönlichkeitsentwicklung und Beratung genau macht, erklärte Oberstleutnant Matthias Engelke einer Besucherin. (Bundeswehr/Lene Bartel)

 Link zum Artikel (Aus)Bildungskongress der Bundeswehr 2019 – Ein Beispiel für gelungene streitkräftegemeinsame Zusammenarbeit

 

Autorin: Sophie Düsing 

 

Ehemalige LGAN-Teilnehmer an der spanischen Botschaft

 

Ehemalige LGAN-Teilnehmer an der spanischen Botschaft in Berlin

 

Der Lehrgang Generalstabs-/Admiralstabsoffizier National ist der Spitzenlehrgang an der Führungsakademie der Bundeswehr. Dazu werden nur die Besten eines Jahrgangs ausgewählt. Neben deutschen Offizieren werden durch das Bundesministerium der Verteidigung auch Offiziere aus anderen NATO- und ausgewählten Partnerstaaten zu dem zweijährigen Lehrgang nach Hamburg eingeladen. Oberst i.G. Ramón Farré Rebull, bis Sommer 2019 Verteidigungs-, Heeres- und Marineattaché in Berlin, Bern und Wien sowie sein Kollege Oberstleutnant i.G. Pedro Solbes Galiano, Luftwaffenattaché in Berlin, Bern und Wien, nahmen vor einigen Jahren an dem hochwertigen Lehrgang teil.

 

Oberst Farré und Oberstleutnant Solbes in ihrem Dienstzimmer in der spanischen Botschaft in Berlin. Oberst Farré Rebull ist bereits seit Juli 2019 zurück in seinem Heimatland. (Foto: Bundeswehr/Dr. Victoria Eicker)

 

Herr Oberst Farré, Sie besuchten den Lehrgang für Generalstabs-/Admiralstabsdienst National (LGAN) im Jahr 2000 und waren bis 2002 in Hamburg. Wie war das damals?

Farré: Ich besuchte den LGAN von 2000 bis 2002. Damals unterschied man noch in die Teilstreitkräfte. Ich war im LGAN 43 Heer. Das bedeutete, dass ich drei Semester lang heerspezifisch unterrichtet wurde, ein Semester war streitkräftegemeinsam.

 

Herr Oberstleutnant Solbes, wie war das bei Ihnen?

Solbes: Ich habe den LGAN 7 in den Jahren 2010 bis 2012 absolviert. Damals hatten sie das System umgestellt und ich hatte den gesamten Lehrgang streitkräftegemeinsam.

 

Haben Sie zuvor den Generalstabslehrgang in Spanien besucht, Herr Farré?

Farré: Ich hatte in Spanien bereits den dortigen ebenfalls zweijährigen Generalstabslehrgang absolviert. Das war damals Voraussetzung. Heutzutage ist es keine Voraussetzung mehr. Herr Solbes hat ihn beispielsweise noch nicht absolviert. Zudem wurde er auf ein Jahr gekürzt – wie in vielen anderen europäischen Ländern.

Solbes: Das stimmt. Bei der Luftwaffe war das für mich keine Voraussetzung.

 

Hatten Sie denn deutsche Sprachkenntnisse?

Farré: Ich musste damals sowohl Sprachkenntnisse in Deutsch wie auch in Englisch nachweisen. Wir mussten sechs Monate nach Hürth zum Bundessprachenamt als Vorbereitung auf den LGAN in Hamburg, um die Sprache zu vertiefen und das militärische Vokabular zu lernen.

Solbes: Ich war zuvor ein Jahr in Hürth, um Deutsch zu lernen. In Spanien hatte ich mir schon Kenntnisse in einem Goethe-Institut angeeignet.

 

Wie war Ihre Zeit beim LGAN?

Solbes: Zunächst einmal: Es war ein großes Privileg am deutschen Generalstabslehrgang teilnehmen zu dürfen.

Farré: Für mich gibt es davor und danach in meiner militärischen Laufbahn. Mein Generalstabslehrgang in Spanien bezog sich nur auf das Heer. Streitkräftegemeinsam war damals noch nicht üblich. Wir hatten nur einen Monat am Ende der zwei Jahre, bei denen wir streitkräftegemeinsame Inhalte hatten. Auch die Führungsakademie hatte damals zwar noch keinen streitkräftegemeinsamen Lehrgang wie heutzutage, aber es war deutlich mehr Zeit – ein ganzes Semester. Und das war unheimlich bereichernd. Der Generalsstabslehrgang in Deutschland hat mein Denken komplett verändert.

 

Inwiefern?

Farré: Jetzt mal ganz salopp gesagt: Als wir in Spanien zum Generalstabslehrgang kamen, waren wir darauf vorbereitet zu leiden – wenig Zeit, sehr viel Stoff, harte Arbeit, viel Stress. Das klingt zunächst merkwürdig, aber als wir nach Hamburg kamen, haben wir uns auf eben das vorbereitet. Der Lehrgangsleiter hat uns dann aber alle überrascht. Er sagte: „Es ist schön, dass Sie bei uns an der Führungsakademie in Hamburg sind. Genießen Sie die zwei Jahre hier mit ihren Familien“. Mit dem Begriff „genießen“ hatten die meisten von uns nicht gerechnet. Aber das wir uns nicht falsch verstehen. Auch Hamburg war harte Arbeit. Es war aber ein ganz anderer Ansatz.

Solbes: Dem pflichte ich bei. Für uns war das erst einmal eine großartige Möglichkeit, Deutschland und seine Kultur kennenzulernen. Aber was Herr Farré mit dem anderen Ansatz meint, ist, dass man hier ermuntert wurde, zu denken, kritisch zu sein, zu hinterfragen und Ideen und konstruktive Beiträge zu leisten.

 

Was ist daran für Sie so besonders?

Farré: Wenn man etwas gern tut und mit Freude, dann geht man auch mit einem offenen Geist daran. Erinnern wir uns an das Leitmotiv der Akademie: mens agitat molem – der Geist bewegt die Materie. Wir sollten immer mit einem offenen Geist an der Sache arbeiten. Das wurde dort auch gelehrt. Der Lehrgangsleiter sagte, dass noch schwere Zeiten kommen werden, wenn wir erstmal im Generalstab sind. Jetzt aber sei es Zeit, den Geist anzuregen. Lernen und Denken, das war für uns ein neuer pädagogischer Ansatz.

 

Haben Sie denn viel gelernt beim LGAN?

Farré: Interessant und spannend waren für mich die Seminare mit den Schwerpunkten Führen, Management und Strategie. Das war neu und qualitativ sehr hochwertig. Freiheit des Denkens. Den Geist offen zu haben und zu halten, um über Sachen nachzudenken – das ist wirklich etwas, das ich dort gelernt habe.

 

Was haben Sie aus den beiden Jahren in Hamburg mitgenommen?

Farré: Es war vor allen Dingen der offene, kritische Geist, den wir aus Hamburg mitgebracht haben.

Solbes: Was mich am meisten beeindruckt hat, war die Methode der Lehre. Während in anderen Ländern der Fokus auf Tests und Abschlussarbeiten liegt, ist der Fokus in Hamburg auf den Seminaren und der Partizipation. Simples Auswendiglernen genügt da nicht. Vieles wird hinterfragt und nicht als gegeben hingenommen. Das weckt diesen kritischen Geist. Das hat mich sehr beeindruckt.

 

Gab es denn auch Schwierigkeiten?

Farré: Was schwierig für uns war, war die Sprache. Gerade wenn so viel Wert auf den Diskurs gelegt wird, dann ist das sehr schwer, wenn der Diskurs nicht in der Muttersprache geführt wird. So waren unsere Beiträge manchmal etwas einfach, weil wir uns ab einer bestimmten Ebene einfach nicht mehr so gut ausdrücken konnten.

Solbes: Wir haben dort auch definitiv gelernt, demütig zu sein. Als ausländischer Lehrgangsteilnehmer muss man einen Schritt zurücktreten. Man kann nicht ebenso an den sehr hochwertigen Diskussionen teilnehmen wie ein Muttersprachler. Aber der Lehrgang und all die Mühe tragen irgendwann Früchte – insbesondere wenn man auf einen Posten kommt wie diesen hier. Hier merkt man welchen großen Wert es hatte, in Hamburg gewesen zu sein.

 

Können Sie das genauer erklären?

Farré: Es ist natürlich so, dass man heute das Land und die Strukturen der Bundeswehr kennt – auch wenn sie seit meinem Besuch des LGAN Transformationsprozesse durchlaufen hat. Und die Kontakte, die sind mit einem gewachsen und bilden heute belastbare und gute Berührungspunkte in viele Bereiche der Bundeswehr.

Solbes: Die Vernetzung ist ein ganz wertvoller Bestandteil – bei mir ist das ja auch noch teilstreitkräfteübergreifend. Die Tatsache, dass der LGAN streitkräftegemeinsam ist, ist ein immenser Fortschritt gewesen.

 

Warum ist die Führungsakademie auch eine wichtige Station für ausgewählte spanische Offiziere?

Solbes: Die interoperativen Austausche sind mittlerweile viel mehr als früher. Sie haben spanischen Piloten, die hier fliegen, deutsche Piloten, die den Eurofighter in Sevilla fliegen. Und das wird mehr werden. Deshalb ist es eine große Möglichkeit, dass Spanien Kandidaten nach Hamburg schicken kann.

 

Autorin Dr. Victoria Eicker

257 Kilometer in 20:24

 

257 Kilometer in 20:24 Stunden: LGAN 2018 absolviert Ragnar Wattenmeer-Lauf

 

257 Kilometer, fünf Läufer und ein Ziel. Ende August haben sich 110 Teams beim Reebok Ragnar Wattenmeer-Lauf von Hamburg nach St. Peter-Oerding gemessen. Mittendrin war ein Team des LGAN 2018. Bei Temperaturen von fast 30 Grad fiel am vergangenen Samstag, 31.August, um 10 Uhr der Startschuss. Über 30 Streckenabschnitte in unterschiedlicher Länge mussten die Teilnehmer absolvieren. Die Laufteams, die standardmäßig mit zehn Läufern oder zu fünft als Ultra-Team antraten, wurden gestaffelt ins Rennen geschickt - die langsameren Teams starteten zu Beginn und die schnelleren Teams zum Schluss.

 

Das Ultrateam des LGAN 2018 „Sportkameraden“ hat sich der Herausforderung gestellt (von links): Francois Strich, René Rieger, Norman Tauchnitz, Tobias Tiedau und Maik Seifert. (Foto: Bundeswehr/Major René Rieger)

 

LGAN räumt Teilnehmerfeld von hinten auf

Das Ultrateam des LGAN 2018 „Sportkameraden“ war 15 Uhr an der Reihe und somit in der letzten Startgruppe. Bereits nach den ersten Streckenabschnitten begannen die „Sportkameraden“ das Teilnehmerfeld von hinten aufzurollen, sodass das Ultra-Team gegen Mitternacht bereits die Hälfte der Teilnehmerteams eingeholt hatte. Dadurch beflügelt wurden weitere Reserven aktiviert und der Angriff auf die vorauslaufenden Teilnehmer weiter vorangetrieben. Mit Einsetzen des morgendlichen Tageslichtes kehrten bei allen auch das entspannte Lächeln zurück, als sie bemerkten, mit was für einer grandiosen Zeit sie bereits auf der Strecke sind. „Ich habe irgendwann den Überblick verloren, wie viele Teams wir bereits einkassiert haben, da wusste ich einfach, dass wir auf der Erfolgsspur sind“, äußerte sich der Team-Captain René Rieger im Anschluss des Wettkampfes. Der beeindruckenden Aufholjagt konnten sich am Ende nur zwei Teams entziehen, sodass die „Sportkameraden“ am Sonntag, 1.September, mit einer Laufzeit von 20:24:06 als drittes Team der Gesamtwertung und erstes Ultra-Team in St. Peter-Oerding über die Ziellinie liefen. Besonders die Witterungsverhältnisse während der Nacht forderten den Kampfeswillen der Läufer. Dunkelheit, Sturm und Regen sorgten für eine leichte Abwechslung.

Vier deutsche und ein französischer Teilnehmer

Das Ultra-Team der „Sportkameraden“, das nach jedem der 30 Streckenabschnitte den Läufer wechselte, setzte sich aus vier deutschen und einem französischen Teilnehmer des LGAN 2018 zusammen. Francois Strich eröffnete die Aufholjagt als Startläufer. Ihm folgten die Majore René Rieger, Norman Tauchnitz und Maik Seifert. Als Schlussläufer komplettierte Major Tobias Tiedau die Sportkameraden.

Im Zuge dieser öffentlichkeitswirksamen Veranstaltung konnten die „Sportkameraden“ viele Fragen anderer Teilnehmer über die Bundeswehr beantworten und nebenbei den Respekt der anderen Teilnehmer genießen.

Autor: René Rieger

FüAkBw präsentiert Lehrgangsergebnisse erstmalig in Berlin

 

 

FüAkBw präsentiert Lehrgangsergebnisse erstmalig in Berlin (Foto: Bundeswehr/Lene Bartel)

 

 

Die Führungsakademie der Bundeswehr (FüAkBw) hat bei ihrer Ergebnispräsentation der Studienphase des Lehrgangs Generalstabs-/ Admiralstabsdienst National 2017 (LGAN 2017) die Führungsorganisation der Bundeswehr in Bezug auf Landes- und Bündnisverteidigung sowie die gesamtstaatliche Sicherheitsvorsorge zum Thema gemacht.

Link zum Artikel FüAkBw präsentiert Lehrgangsergebnisse erstmalig in Berlin

 

Experten diskutieren über gesamtstaatliche Sicherheitsvorsorge

 

 

Facettenreiche Panel-Debatten zur gesamtstaatlichen Sicherheitsvorsorge (Foto: Bundeswehr/Lene Bartel)

 

 

Bei der Ergebnispräsentation des Lehrgangs Generalstabs- und Admiralstabsdienst National (LGAN) in Berlin entfaltete sich im Diskussionsteil der Veranstaltung eine facettenreiche Fachdebatte rund um das Oberthema gesamtstaatliche Sicherheitsvorsorge.

Link zum Artikel Facettenreiche Panel-Debatten zur gesamtstaatlichen Sicherheitsvorsorge

 

Führungsakademie auf USA-Reise

 

 

Erinnern - verbinden - gestalten: Lehrgangsteilnehmende der Führungsakademie auf USA-Reise

 

Zeitraum 3. bis 14. Juni 2019

Fotografen: Sebastian Dreer/Gaston Rojas/Mihai Pintilicius/Falk Grundschok/Luisa Winkler/FüAkBw

           

Die Welt von heute ist sicherheitspolitisch komplex. Die Vereinigten Staaten von Amerika sind der wichtigster Partner für die Bundesrepublik Deutschland. Auch wenn sich Interessen und Themen verändern mögen, das gemeinsame Werteverständnis und die Verantwortung für Demokratie und Freiheit verbinden; sie bleiben eine gemeinsame Konstante. Daran gilt es sich zu erinnern, neue Verbindungen zu schaffen und die Zukunft auf verschiedenen Ebenen zusammen zu gestalten. Die Lehrgangsteilnehmenden des nationalen Generalstabs-/Admiralstabslehrganges 2018 lernten die dafür tragenden Institutionen und Akteure kennen. Ein Reisebericht in Bildern.

 

  • Norfolk/Virginia. ACT. Das Allied Command Transformation in Norfolk/Virginia untersteht dem so genannten Supreme Allied Commander Transformation, General André Lanata, und ist zuständig für die Umsetzung von Reformen der Streitkräfte der Mitgliedsstaaten. (Foto: Bundeswehr / Gaston Rojas)

  • New York. Deutsches Haus, Sitz des Ständigen Vertreters Deutschlands bei den Vereinten Nationen. „... es ist an der Führungsakademie ein guter Brauch“: Korvettenkapitän Mark Baumert überreicht dem Ständigen Vertreter Deutschlands bei den Vereinten Nationen, Dr. Christoph Heusgen, ein Präsent als Dankeschön für den Gedankenaustausch. (Foto: Bundeswehr / Mihai Pintiliciuc)

  • New York. Deutsches Haus, Sitz des Ständigen Vertreters Deutschlands bei den Vereinten Nationen. Fragerunden sind nach einem Vortrag obligatorisch. LGAN-Teilnehmer Maj Marcus Kannengießer stellt eine Frage zur deutschen Außen- und Sicherheitspolitik. (Foto: Bundeswehr / Mihai Pintiliciuc)

  • New York. Vereinte Nationen. Zusammenstehen für den Frieden. Der Hörsaal Foxtrot vor der wohl symbolträchtigsten Pistole, der so genannten „Non Violence“-Skulptur. (Foto: Bundeswehr / Mihai Pintiliciuc)

  • New York. Sitzungssaal der Generalversammlung. Jedes Jahr im September tritt die Vollversammlung der Mitgliedsstaaten der Vereinten Nationen zusammen. Einen Ausnahmefall stellen Dringlichkeitssitzungen dar. Diese werden einberufen, wenn der Sicherheitsrat außerstande ist, einen Beschluss zu fassen. Dies kam seit Bestehen der Vereinten Nationen bislang zehn Mal vor. (Foto: Bundeswehr / Mihai Pintiliciuc)

  • New York. Fire Department. In seinem Vortrag schildert Deputy Chief Thomas Currao die bewegenden Ereignisse seiner Einheit am 11. September 2001. 343 Feuerwehrleute ließen an diesem Tag ihr Leben bei dem Versuch, Menschen aus den brennenden Türmen des World Trade Centers zu retten. Um für terroristische Angriffe besser gewappnet zu sein, hat die New Yorker Feuerwehr ihre Einsatzverfahren, ihre Taktiken und ihre Zusammenarbeit mit anderen Sicherheitseinrichtungen optimiert. Eine wichtige Rolle spielen dabei die First Responder. Die psychologische Betreuung der Einsatzkräfte hat sich seit 9/11 stetig verbessert. (Foto: Bundeswehr/Mihai Pintiliciuc)

  • New York. Fire Department. Auf jedem Wagen der New Yorker Feuerwehr wird den im Einsatz an 9/11 verunglückten Kameraden gedacht. (Foto: Bundeswehr / Luisa Winkler)

  • New York. Fire Department. Auch die Flure der Zentrale erinnern an den Einsatz der Feuerwehrleute. (Foto: Bundeswehr / Luisa Winkler)

  • New York. Fire Department. „Train like you fight and fight like you train“ lautet das Motto der Ausbildung. (Foto: Bundeswehr/Gaston Rojas)

  • New York. Ground Zero. Am 9/11-Memorial findet jeder persönlich die Gelegenheit dazu, der Opfer der Anschläge auf das World Trade Center zu gedenken. (Foto: Bundeswehr / Sebastian Dreer)

  • New York. Statue of Liberty. „Liberty Enlightening the World“ wurde zwischen 1871 und 1885 von Frédéric-Auguste Bartholdi in Frankreich geschaffen und 1886 eingeweiht. Auf dem Kopf trägt sie eine siebenstrahlige Krone, sinnbildlich für die sieben Weltmeere und Kontinente. Zusammen mit der Fackel in der rechten Hand verkündet sie als Botschaft: die Freiheit erleuchtet die Welt. (Foto: Bundeswehr / Gaston Rojas)

  • Washington D.C. Deutsche Botschaft. Deutschland setzt sich für den Erhalt einer regelbasierten Weltordnung ein und vertritt diese Position sowohl im europäischen Einigungsprozess als auch auf der Leitungs- und Arbeitsebene mit den USA. (Foto: Bundeswehr / Gaston Rojas)

  • Washington D.C. Deutsche Botschaft. Die Jahre 2018 und 2019 stehen im Zeichen der deutsch-amerikanischen Freundschaft. Ein Thema der Vorträge ist die „Wunderbar together“-Kampagne, die den Zusammenhalt zwischen der deutschen und der US-amerikanischen Zivilgesellschaft weiter stärken soll. (Foto: Bundeswehr Luisa Winkler)

  • Washington D.C. Deutsche Botschaft. Auch für die internationalen Lehrgangsteilnehmer ist die USA-Reise ein besonderes Erlebnis. (Foto: Bundeswehr / Luisa Winkler)

  • Arlington. Der Nationalfriedhof Arlington ist mit einer Fläche von 252 Hektar einer der größten und berühmtesten Friedhöfe der Vereinigten Staaten und symbolisiert die hohe Bedeutung der amerikanischen Erinnerungskultur und Heldenverehrung. Das Grabmal der Unbekannten beinhaltet die sterblichen Überreste dreier unbekannter Soldaten aus den beiden Weltkriegen und dem Koreakrieg. (Foto: Bundeswehr / Gaston Rojas)

  • Arlington. Nationalfriedhof. Wachwechsel am Grab des unbekannten Soldaten. (Foto: Bundeswehr / Mihai Pintiliciuc)

  • Washington D.C. National Mall. Ein Land gedenkt seiner Werte. (Foto: Bundeswehr / Gaston Rojas)

  • Washington D.C. National Mall. Vor dem Denkmal halten die Teilnehmer kurz inne. (Foto: Bundeswehr / Gaston Rojas)

  • Täglich gedenken Bürgerinnen und Bürger ihrer Angehörigen und Landsleute mit Flaggen und persönlichen Briefen. (Foto: Bundeswehr / Gaston Rojas)

  • Washington D.C. Library of Congress. Die Kongressbibliothek ist öffentlich zugänglich und die größte Bibliothek der Welt. Insgesamt finden sich dort knapp 40 Millionen Bücher. (Foto: Bundeswehr / Mihai Pintiliciuc)

  • Washington D.C. Pentagon Memorial. Das Pentagon-Denkmal erinnert an die 184 Menschen, die bei den Anschlägen vom 11. September 2001 ums Leben gekommen sind. (Foto: Bundeswehr / Gaston Rojas)

  • Washington D.C. Pentagon Memorial. Eine Delegation des Lehrgangs legt in Gedenken an die Opfer von 9/11 einen Kranz nieder. (Foto: Bundeswehr / Gaston Rojas)

  • Quantico. Museum der Marine Corps Base. Originalexponate und eine hochwertige Kulisse erzählen die Geschichte des Marine Corps. (Foto: Bundeswehr / Gaston Rojas)

  • Norfolk/Virginia. Allied Command Transformation (ACT). Digitalisierung und Cyber-Sicherheit sind derzeit dominante Themen an der NATO-Dienststelle. (Foto: Bundeswehr / ACT)

  • Norfolk/Virginia. ACT. Der Direktor Ausbildung der Führungsakademie der Bundeswehr, Brigadegeneral Holger Neumann begrüßt den SACT, General André Lanata, im Namen des Lehrgangs. (Foto: Bundeswehr / ACT)

  • Norfolk. Naval Station. An Bord der USS James E. Williams. (Foto: Bundeswehr / Mihai Pintiliciuc)

 

 

Départ avec les honneurs devant 400 soldats

Ehrwürdiger Abschied vor über 400 Soldaten

Rédactrice : Christiane Rodenbücher ; photos : Katharina Roggmann 

Hambourg, 09.05.2018

Marche du détachement d'honneur

Amiral Stawitzki adresse tous ses remerciements aux personnels de la Führungsakademie

Le drapeau de corps en marche pour la passation de commandement

Le drapeau de corps est dans de nouvelles mains

Le vice-amiral Stawitzki, commandant sortant

Le général de brigade Oliver Martin Kohl prend le commandement

Le vice-amiral d'escadre Rühle donne le commandement au nouveau commandant de la Führungsakademie

Un départ avec les honneurs après presque deux années de service à la Führungsakademie : C'est sous un soleil radieux que quelque 400 soldats venus de toute l'Allemagne et des nations partenaires d'Europe les plus proches ainsi que des collaborateurs civils se sont rassemblés ce 9 mai 2018 à la Caserne Clausewitz pour dire au revoir au vice-amiral Carsten Stawitzki. Les mois passés ont été une période mouvementée, marqué par un engagement hors-pair et l'émergence de nombreuses initiatives. Dans le cadre du « nouveau développement de la Führungsakademie », l'amiral Stawitzki a fait bouger beaucoup de choses.

De nombreux invités à Hambourg

C'est désormais le général de brigade Oliver Kohl qui prend le commandement de la Führungsakademie après le départ de l'amiral Stawitzki. 400 invités militaires et civils issus de l'économie, de la politique, des sciences et de la société étaient présents à cette cérémonie. Le vice-amiral d'escadre Rühle, chef d’état-major adjoint de la Bundeswehr, a passé le commandement au général Kohl. C'est la première fois qu'une telle cérémonie de passation de commandement est organisée depuis que la Führungsakademie est directement subordonnée au chef d'état-major de la Bundeswehr.

Des progrès considérables

Dans les plus de 60 ans d'histoire de la Bundeswehr et dans les plus de 25 ans de « l'armée de l'unité », la Führungsakademie s'impose comme une composante incontournable de l'histoire de nos forces armées ; à ce propos, l'amiral Rühle a adressé ses plus vifs remerciements aux militaires et civils de plusieurs générations.
L'amiral Rühle s'est ensuite adressé au commandant sortant, le vice-amiral Stawitzki. Il a parlé de « l'ampleur de ses tâches accomplies » : réforme du stage élémentaire d'état-major, restructuration du stage national supérieur d'état-major, intégration de plus de personnels d'encadrement dans la formation, auxquelles s'ajoutent 70 cadres dirigeants de la Bundeswehr en tout qui, rien que pour 2017, ont donné une conférence à la Führungsakademie.

Autres étapes envisagées

La liste des domaines d'activités et des tâches déjà accomplies peut être encore allongée. Le Centre de compétence Formation et commandement a été créé. Sur la base de l'accord de coopération appelé « Common Campus », la première pierre d'une coopération étroite entre la Führungsakademie, le Centre de formation de la Bundeswehr et le Centre de formation morale et civique a été posée. Les fondaments sont jetés, faisant ainsi de la Führungsakademie un groupe de réflexion.

Initiatives de l'amiral Stawitzki

 « En étroite coopération avec l'Université militaire Helmut-Schmidt, c'est vous qui avez posé les jalons pour que soient coordonnés, dans une gestion systématique des connaissances, l'enseignement, les mémoires de stage ainsi que les mémoires de master de la nouvelle filière de formation “Commandement militaire et sécurité internationale”. » Pour l'amiral Rühle, ceci représente un volet particulièrement remarquable du paquet global Développement. La Führungsakademie en tant que groupe de réflexion va contribuer à l'amélioration de la capacité stratégique des forces armées allemandes. « Il s'agit maintenant de persévérer avec circonspection et détermination sur le chemin engagé afin de pouvoir affronter les futurs enjeux en possession des moyens adéquats. »

Une tâche de taille : le développement

« Pour ce travail de titan “Développement de la Führungsakademie”, c'était un excellent début depuis fin 2016 et les résultats obtenus ont été plus nombreux que prévu dans ce laps de temps si court  » a déclaré Joachim Rühle avec reconnaissance. « Amiral Stawitzki, vous vous êtes toujours engagé de tout votre coeur et avec votre esprit pour la Führungsakademie. Ceci est tout à votre honneur ; vous avez ainsi conquis l'estime toute particulière de vos camarades de route et de vos supérieurs hiérarchiques, mais encore plus le respect, la prompte adhésion et la sympathie des personnes dont vous aviez la responsabilité - en d'autres termes la plus belle récompense qu'un commandant interarmes et supérieur puisse avoir. »

Remerciements à la troupe

Dans les derniers moments de son affectation en tant que commandant à Hambourg, l'amiral Stawitzki s'est adressé une dernière fois à ses soldats rassemblés. « C'est vous, chers camarades, qui structurez le présent grâce à la meilleure formation dispensée par nos personnels d'encadrement de très haut niveau. » Vous êtes ce à quoi nous tenons le plus. Vous êtes l'avenir de la Bundeswehr », a-t-il remercié plein d'estime à l'égard de tous les militaires et collaborateurs. « Le passé – le présent – l'avenir : La Führungsakademie est une entité unique  », ajoute l'amiral Stawitzki. « Nous dispensons une formation de haut niveau - et ceci depuis plus de 60 années. » Ensuite, l'amiral Rühle a délié le commandant Stawitzki de ses fonctions à Hambourg. Depuis le 1er avril, Carsten Stawitzki a déjà pris ses nouvelles fonctions au ministère fédéral de la Défense en tant que directeur général Équipements.

Pragmatisme et orientation stratégique

De l'avis de l'amiral Rühle, le successeur à la tête de la Führungsakademie, le général de brigade Oliver Kohl, est une personnalité remarquable. « Avec les connaissances et l'expérience que vous avez acquises dans vos affectations précédentes, notamment dans le domaine de la formation militaire et surtout au cours de votre dernière affectation en tant que commandant de brigade et directeur du groupe de travail “Formation morale et civique aujourd'hui”, vous incarnez ce juste milieu entre pragmatisme et orientation stratégique, entre expérience au sein de la troupe et travail dans les ministères », a déclaré l'amiral Rühle en accueillant le nouveau commandant. Grâce à ces excellents acquis, l'amiral Rühle voit sous de bons auspices ses capacités à résoudre les tâches qui l'attendent. « Les prochaines sur l'agenda concernent l'élargissement de l'orientation sur les compétences à l'ensemble du programme d'enseignement, la consolidation du groupe de réflexion et la continuation de la mise en réseau au niveau national et international. Il faut encore y ajouter la coopération avec le Centre de formation et le Centre de formation morale et civique. De même, les bons résultats engrangés dans le développement de l'enseignement ou du volume des heures enseignées doivent être consolidés, a-t-il expliqué.

 

 

 

Préparation optimale pour demain

Le commandement de l'École supérieure interarmées de guerre passe ainsi d'un officier de la marine à un officier de l'armée de terre. Le général de brigade Kohl qui, dans son affectation précédente, était commandant de la 41e brigade d'infanterie mécanisée à Neubrandenburg, se réjouit de ses futures missions. « Je souhaite apporter ma contribution et voir des dirigeants militaires quitter notre École de guerre équipés au mieux pour affronter tous les défis - et ceci sur une base intemporelle que le troisième commandant de la Führungsakademie et futur chef d'état-major de la Bundeswehr, Ulrich de Maizière, avait défini dès 1964 en ces termes pertinents : caractère intègre, solides connaissances militaires et culture générale étendue ! »

Vivier des cadres de haut niveau

La Führungsakademie de la Bundeswehr en tant qu'Alma Mater de tous les officiers supérieurs pose les jalons d'une formation initiale, d'une formation continue et d'un perfectionnement solides et modernes, destinés aux officiers supérieurs allemands dans le cadre d'un apprentissage tout au long de la vie. Le paysage modulaire, le stage élémentaire d'état-major, le stage national supérieur d'état-major ou encore le « Capstone Course » sont autant de plates-formes pour évoluer dans son métier et optimiser son profil individuel. Les personnels de la Führungsakademie fournissent un travail hautement performant notamment dans l'enseignement, mais aussi dans la planification. Ce travail profite finalement aux trois armées et à tous les éléments organisationnels, ce qui prouve qu'une coopération performante tant au niveau national qu'international est la condition fondamentale d'une action réussie.

 

Politique de sécurité : Voix de parlementaires

Politique de sécurité : Voix de parlementaires

Rédacteur : Markus Levy ; photos : Katharina Roggmann / Torsten Kraatz / Laura Clayborn

Hambourg, 09.04.2018

Roderich Kiesewetter s'inscrit dans le livre d'hôtes de la Führungsakademie de la Bundeswehr

Johannes Kahrs a exposé la vision du parlement sur la politique d'armement

Le vice-amiral Carsten Stawitzki accueille les intervenants

 Dietmar Nietan parle de la coopération germano-polonaise

Les officiers du stage national supérieur d'EM suivent avec intérêt les discours des députés du Bundestag

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils viennent souvent à Hambourg donner des conférences à la Führungsakademie de la Bundeswehr. Dans le cadre des cours sur la « Politique de sécurité et Stratégie » du Stage national supérieur d'EM (LGAN) 2017, la Führungsakademie invite des conférenciers de renom issus de la sphère politique, militaire et scientifique. Leur discours s'adressent aux futurs cadres militaires et ils répondent ensuite aux questions pointues des stagiaires. Pour le thème de la « Politique de sécurité et Politique étrangère de l'Allemagne », les conférenciers étaient entre autres les députés du Bundestag, M. Dietmar Nietan (SPD) et M. Roderich Kiesewetter (CDU), venus expressément à Hambourg pour ces conférences et pour discuter ensuite avec les officiers du LGAN. Cette série d'interventions sur la politique d'armement s'est achevée par un discours de M. Johannes Kahrs (SPD).

Expériences personnelles pour se forger une opinion

Les députés affichent, en règle générale, de nombreuses années d'expérience sur l'échiquier politique de Berlin et sont également impliqués dans des activités de bénévolat dans des fondations et des associations de la société civile. L'assise de leur ferme position politique est pour eux le résultat d'observations faites sur le terrain ; ces dernières constituent le point de départ réaliste de leurs actions politiques. Les députés se sont ainsi appuyés sur leurs expériences personnelles pour étayer leurs discours qui ont suscité des discussions hautement intéressantes.

Coopération germano-polonaise

M. Nietan, eurodéputé et expert des questions polonaises, s'est penché sur les enjeux actuels depuis que la Pologne a un gouvernement national-conservateur. M. Nietan, également président du directoire de l'association germano-polonaise « Deutsch-Polnische Gesellschaft Bundesverband e.V. », avait déjà auparavant exposé aux auditeurs le contexte historique et géostratégique, essentiel pour appréhender la nouvelle image de la Pologne d'aujourd'hui et sa politique internationale.

La souveraineté trouve une assise

A son avis, il y voit ici l'origine de la perception des États-Unis comme allié principal et seul garant de la sécurité, bien avant même les partenaires européens, et du scepticisme tangible quant à une poursuite de l'intégration européenne. La conséquence, explique M. Nietan, est l'importance particulière accordée au principe de souveraineté comme élément principal de la pensée politique du parti « droit et justice » qui renforce encore cette idée. Mais il s'est explicitement opposé à toute tendance visant à couper court à toutes discussions plus âpres. Il ajoute que les développements en Pologne devraient être accompagnés à différents niveaux dans un contexte de politique intelligente afin de donner une orientation constructive aux relations entre l'Allemagne et son grand voisin à l'Est même si les conditions cadre ont changé.

Politique de sécurité et politique étrangère

Le député Roderich Kiesewetter, ancien colonel BEM qui avait reçu le Prix du Général Heusinger, a évalué le lendemain les conditions cadres difficiles de la politique de sécurité et de la politique étrangère actuelles et futures puis a donné quelques aperçus des mécanismes complexes de recherche de consensus dans le paysage politique allemand. Le colonel Kiesewetter a également signalé que des conditions toujours plus complexes influencent visiblement la participation du parlement aux relations extérieures allemandes puis il s'est arrêté sur le rôle de l'Allemagne en tant que partenaire fiable au sein de ses principaux systèmes d'alliance. Il précise que le contrat de coalition a mis en exergue les éléments idoines et a montré la prise de conscience progressive dans le paysage politique allemand.

Financement des forces armées

Le colonel Kiesewetter avance qu'il convient d'une part de poursuivre un financement durable et en légère augmentation de l'armée ou d'instaurer un débat ciblé sur la politique de sécurité. Mais il faudrait aussi que l'Allemagne renforce systématiquement sa capacité d'assumer des tâches au sein d'une alliance et qu'elle s'impose comme un partenaire fiable. Ce point était un parmi tant d'autres que les stagiaires ont choisi de débattre dans la discussion qui a suivi. A la question posée de citer les « devoirs » qui attendent la politique allemande dans un avenir proche, le colonel Kiesewetter a répondu que la « comprehensive approach » suffisamment connue de l'action sécuritaire devrait être déjà inscrite à l'ordre du jour parlementaire. Il ajoute que les solutions doivent être l'aboutissement de réflexions à l'échelle interministérielle, notamment dans le cadre d'un large débat stratégique récurrent.

Accéder à la 2e partie

 

 

Le conflit de la Corée du Nord

Les 13e débats de Hambourg : Le conflit de la Corée du Nord

Rédacteurs : Verena Hoffmann & Jonathan Scheffler ; photos : Katharina Roggmann n

Hambourg, 14/03/2018

Le contre-amiral Schneider ouvre les Débats de Hambourg

Un auditoire intéressé et la salle Gneisenau comble

Prof. Michael Staack parle des quatre dimensions du conflit de la Corée du Nord et de leurs imbrications

Discussion en table ronde animée par Jörn Thießen/p>

 Le général de division (ER) Gerber

Échanges après les débats (de gauche à droite : Jörn Thießen et Werner Sonne)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour la treizième fois maintenant, des représentants de haut rang de la région de Hambourg se sont rencontrés pour échanger des vues stratégiques avec les cadres de la Führungsakademie et de nombreux auditeurs civils. Cette année, le conflit de la Corée du Nord était au centre du dialogue stratégique et portait sur les origines, les intérêts et les stratégies de solutions potentielles de ce conflit. Le contre-amiral Schneider, commandant en second à la Führungsakademie, a accueilli ce soir-là dans l'amphithéâtre du Centre Manfred-Wörner de la Führungsakademie le Professeur Michael Staack, politologue à l'université militaire Helmut-Schmidt, Werner Sonne, journaliste allemand, écrivain et ancien correspondant de la première chaîne de télévision ARD, ainsi que le général de division (ER) Urs Gerber, de 2012 à 2017 chef de la délégation des officiers suisses de la « Neutral Nations Supervisory Commission » (NNSC) sur la ligne de démarcation coréenne.

Le monde est en passe de basculer

C'est en ces termes que le commandant en second de la Führungsakademie s'est adressé aux 300 auditeurs attentifs réunis dans l'amphithéâtre comble du Centre Manfred-Wörner. Le grand intérêt porté par l'auditoire tant civil que militaire à ce thème de la soirée montre clairement que la société allemande est consciente du potentiel de menace qui pourrait s'étendre de la Corée du Nord à l'Allemagne et à l'Europe aussi. Quel rôle joue ici l'Allemagne par-delà l'expérience commune de la division d'un pays, eu égard aux différents intérêts des grandes puissances - les États-Unis, la Russie, la Chine - et mis à part les États concernés, la Corée du Nord et la Corée du Sud, tel a été le sujet de l'intervention du Prof. Michael Staack qui a suivi et qui a donné lieu à une discussion en table ronde et des réponses-questions des auditeurs.

Garder la tête froide, planifier et agir avec détermination

Dans sa fonction d'expert pour la sécurité coopérative et en tant qu'ancien membre du Groupe de conseillers allemands chargés des questions de réunification pour la Corée du Sud, le Prof. Staack a expliqué quelles étaient les quatre dimensions du conflit de la Corée du Nord et leurs imbrications. Dans un premier temps, il a exposé comment le potentiel de menace par l'arme nucléaire nord-coréenne pouvait impacté l'ordre international puis il a expliqué quelles étaient les lignes de confrontation non seulement rhétoriques entre la Corée du Nord et les États-Unis pour en venir ensuite au conflit hégémonique entre les États-Unis et la Chine. En dernier point, il a expliqué le conflit entre les deux États coréens séparés. Qui stigmatise le détenteur du pouvoir nord-coréen Kim Jong Un de «Little rocket man» imprévisible se trompe quant à sa politique de sécurité fondée sur un raisonnement directif, affirme le Prof. Staack. « Ce pays isolé est quand même parvenu à se doter de connaissances hautement stratégiques et à s'imposer en 2013 aux yeux du monde comme un agresseur à prendre au sérieux. Grâce à son programme nucléaire ambitieux, Kim Jong Un a assuré la survie du régime et a éradiqué toute attaque potentielle sur son pays. » En s'engageant sur la voie de la confrontation notamment avec les États-Unis, il montre sa force à son pays et aux États-Unis.

Stopper l'armement nucléaire ?

Même si les deux États de la péninsule coréenne entérinent une réunification dans leur constitution, Kim Jong Un ne cible qu'un intérêt, celui d'assurer son pouvoir. Il n'approuverait une réunification du pays que si les conditions nord-coréennes sont acceptées et, par conséquent, que si l'influence américaine disparaît. Il est évident que cette option ne convient pas à la Corée du Sud. Le président sud-coréen Moon Jae In poursuit avec succès une politique de détente et maintient le dialogue entre les deux États pour laisser une voie ouverte à la réunification. On peut aussi se poser la question de savoir si la population sud-coréenne est intéressée par une réunification des deux États coréens. Une grande partie de la jeune génération refuse ce rapprochement car elle n'a pas de parenté en Corée du Nord et ne souhaite pas non plus être impliquée dans la reconstruction d'un système failli. Au cours de la table ronde qui a suivi, animée par Jörn Thießen, directeur de la faculté de Politique, stratégie et sciences sociales, il en est très vite ressorti que l'arrêt de la menace nucléaire apparaît nettement plus probable que la réunification du pays.

Rôle de l'Allemagne dans le conflit de la Corée du Nord

« Détenant la capacité du pouvoir destructif de leurs armes nucléaires d'une grande précision et d'une efficacité variable, la Russie et les États-Unis se trouvent actuellement dans une course à l'armement dangereuse que la Chine suit aussi d'un œil critique », explique le Prof. Staack à ses auditeurs. Si on interrompt la communication avec la Corée du Nord et qu'on maintient les sanctions, la Corée du Nord pourrait être un des fournisseurs potentiels de technique nucléaire. D'autres États pourraient vouloir suivre le modèle nord-coréen pour imposer leurs revendications politiques par la dissuasion nucléaire. Pour empêcher ce développement, le Prof. Staack propose que l'Allemagne intervienne dans le conflit nord-coréen en qualité de médiateur diplomatique. Non seulement l'Allemagne entretient des partenariats et des contacts étroits tant avec la Corée du Nord qu'avec la Corée du Sud et a en commun avec les deux États coréens l'expérience d'un pays partagé, mais elle sait aussi de par son histoire qu'un conflit armé n'est pas une solution pour un pays partagé.

Que savons-nous de l'arsenal réel ?

C'est le lieutenant-colonel BEM Andre Zechmeister de la faculté de Politique, stratégie et sciences sociales qui a répondu à cette question. Diplômé en sciences politiques, il a suivi avec grand intérêt, pendant ses études déjà, le développement de la Corée du Nord et a observé de très près les dix dernières années le pays « pris en otage par la famille Kim ». Ainsi, il a déclaré que la Corée du Nord dispose d'une panoplie d'armes B et C opérationnelle et en état de fonctionnement qui pourrait être mise en action sur les vecteurs existants. Toutefois, on ne sait pas si la Corée du Nord possède la capacité de produire les groupes de propulsion nécessaires à ses fusées à longue portée qui pourraient atteindre l'Amérique. Et on ne sait pas non plus si la Corée du Nord est en mesure de se procurer ces groupes de propulsion par d'autres canaux.

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